Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec

Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec (que j’abrègerai en Adèle Blanc-Sec) est le dernier film de Luc Besson. J’y suis allé avec l’a priori de voir un Indiana Jones féminin, français et une trentaine d’années dans le passé. Ben c’est exactement ça!

L’histoire se résume en gros à notre héroïne mettant tout en oeuvre pour sauver sa soeur, très malade… enfin… C’est un peu short, mais la découverte du scénario fait aussi parti de l’aventure du cinéphile non? Tout ce qu’il faut savoir, c’est que ca se tient, c’est assez rythmé, et on en retrouve pas les cadres normatifs du cinéma, à savoir une entrée en matière, de l’action jusqu’au fatidique rebondissement, une explosion d’aventures pour un bouquet final pharaonesque. Dans ce film, la narration suit plus les schémas d’un livre (normal pour une histoire tirée d’une BD) et ça a le mérite de rendre le film pas ennuyeux pour un sou. Le seul point négatif reste pour moi l’absence d’explications. Certes cette absence peut largement servir l’immersion dans certains films, mais là, j’ai trouvé qu’on laisse un peu le spectateur en plan.

Louise Bourgoin rempli bien son bustier et son rôle, assez acerbe. Les personnages sont assez caricaturaux, mais ça ne gache en rien le film, qui joue justement la-dessus.

J’ai par contre regretté la qualité des effets spéciaux. Certes, ce n’est pas horriblement moche, mais Luc Besson représente un peu le seul réalisateur français à avoir les couilles (et les fonds) pour mettre de la 3D dans ces films. Je ne lui demandais pas de louer les service d’ILM (quoique…) mais au moins d’assumer ses effets spéciaux et de ne pas nous présenter « un truc en plumes » qui fait pour le coup vraiment moche…

Si vous avez envie de vous divertir avec un film français qui vaut bien le coup, rendez donc visite à Adèle Blanc-Sec (comme le vin); vous la trouverez dans les salles obscures!

Sur ces bonnes paroles: toilez-vous bien!

PastequeMan