Les mains en l'air

Les mains en l'air

Bien que la bande-annonce ne m’ait pas plus emballé que ça, je me suis plongé dans une salle obscure pour visionner ce film, en suivant les conseils parfois avisés de Studio CinéLive. L’entrée en matière nous projette dans un future proche, et laisse sourire. Le scénario est tout de suite présenté: en 2009, la police procède à des expulsions et un groupe d’enfants (délinquants!? à leur age?! fichtre, il n’y a plus de jeunesse! mais que fait la police?) décide de tout mettre en oeuvre pour sauver l’une des leurs, sans papier et donc potentiellement expulsable. Se voulant attendrissant avec l’omniprésence des enfants, ce film tombe dans un caricature politique de l’actuelle politique d’immigration. Aucun place n’est laissée au débat, et les quelques protagonistes qui ne s’opposent pas à cette politique d’expulsion sont présentés comme des êtres totalement abjectes. Le plus choquant reste la présentation des forces de l’ordre comme véritable police Vichy. La scène d’expulsion reprend les atours de l’une des scènes de La rafle. La police est montrée comme violente envers un garçonnet pour lui soutirer des informations. On se croit dans un délire anti-gouvernemental. S’agit-il ici d’une tentative de manipulation des spectateurs? Certainement. Car le poids des images (même outrageusement fausses) est plus fort que celui des mots… Je ne cherche même plus un semblant de message dans ce film tant la société dépeinte est caricaturale et risible. Un film que, pour une fois diront les mécréants, je ne conseille pas.