Robin des Bois

Robin des Bois

Nouveau film, nouveau duo réalisateur-acteur… et comme vous vous en doutez, nouvelle déception pour moi…

D’un côté, nous avons Ridley Scott: Alien, Gladiator, BlackHawk Down, Kingdom of Heaven… Beaucoup de films, beaucoup de bons films!

De l’autre côté, on a Russell Crowe: Gladiator, Un Homme d’exception, Jeux de pouvoir… Beaucoup de films, beaucoup de bons films!

Une fois ce duo réuni, et au vu de leurs oeuvres communes précédentes, on peut se dire que ça va être tout bon! Mais en face, il y a du lourd aussi: Kevin Costner, LE Robin des Bois…

Alors soit, niveau réalisation, Scott a encore tout bon. L’image est superbe, c’est violent sans tomber dans le gore, et on assiste encore à des combats épiques. Comme à son habitude, Ridley Scott noie ses images dans le flou artistique des fumées, qui seront alors omni-présentes dans une grande majorité des plans du film, pour le bonheur de nos yeux.

Contrairement aux bruits entendus, je n’ai pas vu dans Robin des Bois un Gladiator dans la forêt. Déjà parce qu’il n’y est pas beaucoup dans la forêt… Ensuite parce que la dramaturgie est toute autre! Par contre, le débarquement des français (oui oui nous parlons toujours de Robin des Bois) fait violement remonter cette réflexion: M. Scott est frustré de n’avoir jamais réalisé de film sur Omaha Beach…

Alors maintenant, pour ceux qui se demandent pourquoi Robin des Bois n’est pas dans les bois et pourquoi il voit les français débarquer, j’en viens au point dur du film: son titre! En effet, ma première réflexion en sortant de la salle (que j’ai même commencé à travailler bien avant je dois dire…) c’est que ce film aurait dû s’appeler Robin Hood Begins!

Sans dévoiler toute l’histoire, on s’intéresse ici non pas aux querelles de voisinage de Robin avec le méchant shériff de Nottingham, mais bien à un enjeu d’ampleur nationale! Sincèrement, il aurait mieux valu appeler ce film Robin Longstride: The Origins of Robin Hood ou un truc du style!

Ensuite, au niveau des acteurs, rien à redire. Ils sont justes et sincères.

En conclusion, ce Robin des Bois, sale et presque un peu vaurien, ne se frotte que de loin à l’oeuvre magistrale avec Kevin Costner. Je ne m’attendais pas à ce type d’histoire un peu trop épique pour le coup, et la fin en eau de boudin m’a laissé le sentiment de m’être un peu fait voler… Peut-être la version DVD proposera une autre fin plus agréable! Alors on pourra dire que Ridley Scott aura parachevé sa métaphore de Robin des Bois: voler les riches qui peuvent se payer le cinéma pour donner aux pauvres qui ne peuvent voir le film qu’en DVD ou à la télévision 😉

Si comme certains, vous n’avez pas vu Robin des Bois Prince des voleurs, figure pourtant emblématique du cinéma des années 90, ou alors si vous attendez un film sale, violent (mais pas trop) et épique, n’hésitez pas! Par contre, fan de Kevin Hood ou de Robin Costner, ne cherchez pas ici une relève ni un remake, ce Robin Hood est à Robin des Bois ce que Batman Begins est à Batman de Tim Burton: un même héros, une vision et une histoire différentes.

Sur ces bons mots: toilez-vous bien!

PastequeMan