La tête en friche

La tête en friche

    Loin des gros blockbusters américains, se cachent parfois des films très poétiques. Même si le casting pèse lourd avec Gérard Depardieu en tête d’affiche, La tête en friche ne paye pas de mine.

    L’action (si tant soit peu qu’on puisse parler d’action) place Germain, un gaillard pas très fûté dans un village pas très développé de Charente-Maritime. Il vivote de petits boulots, partagé entre sa rancœur envers sa mère, son potager et sa volonté d’inscrire son nom sur le monument au mort du village.

    Mais sa rencontre avec Margueritte (avec deux T) va lui faire découvrir la littérature.

    Loin de moi l’idée de déflorer l’histoire, je n’en dirai pas plus, et ce qui est déjà beaucoup.

    J’ai trouvé ce film très juste, par les traits grossiers d’une France profonde, d’un gars un peu limité qui n’a pas eu la chance de faire de grande étude. C’est une ôde à la littérature, donnant envie de se (re)plonger dans les oeuvres immuables de Camus et autres Gary.

    Les acteurs correspondent parfaitement à leur rôle. On trouve ici un Gérard Depardieu touchant, un peu benêt, et Gisèle Casadesus adorable en petite mamie passionnée et habitée par la prose.

    Petite perle du cinéma français passé inaperçue parmi les grandes sorties cinéma de l’été, je vous conseille fraîchement de vous engouffrer dans une salle obscure et d’apprécier ce film à sa juste valeur, au risque de délaisser quelque temps le septième art pour retourner aux classiques de la littérature française.

    Toilez-vous bien!

    PastequeMan