Elle s'appelait Sarah

Elle s'appelait Sarah

… et n’avait pas huit ans… Non, je vous arrête tout de suite, il n’y a aucun rapport entre ce film et la chanson de Goldman. Encore que, elles s’appellent toutes deux Sarah et sont juives, mais ça s’arrête là.
L’histoire tourne autour d’une journaliste qui creuse dans le passé de son futur appartement, habité par une famille juive jusqu’à la rafle du Vel’ d’Hiv’.  Ses recherches vont la mener sur la piste de Sarah, aînée de cette famille.
Présenté en grande pompe par France Télévision comme un thriller captivant, ce film m’a fortement déçu. Bien loin d’un thriller, c’est un drame qui essaye de montrer le devoir de mémoire et la quête d’identité sans trop y arriver.
La tension ne monte jamais, et pour peu qu’on ne s’intéresse pas au questionnement de la journaliste, on s’ennuie bien vite. Enfin, sur le plan cinématographique, on sent la lourdeur d’un livre. Lire un livre et voir un film sont deux expériences comparables mais pourtant très différentes: on ne raconte pas une histoire de la même façon, on n’entretient pas le suspense de la même manière, la sensibilité est différente. L’oeuvre littéraire sous-jacente transpire dans le film, jusqu’à avoir l’impression que le script du film n’est que le livre lui-même. On reconnait le chapitrage marqué d’une oeuvre littéraire, et certaines séquences, tout à fait acceptables figées sur du papier, semblent fausses et incohérentes en mouvement.
Je suis ressorti avec la désagréable sensation qu’on a voulu me faire lire un livre en 1h30, sans rien adapter à l’art cinématographique. Bref, je ne suivrai plus forcément les avis de France Télévision et je ne vous recommande pas ce film.

Toilez-vous bien!

PastequeMan