The Green Hornet

The Green Hornet

S’il y a bien un réalisateur français que j’affectionne particulièrement, c’est Michel Gondry. Entre Eternal Sunshine of the Spotless Mind et Soyez sympas, rembobinez, cet homme nous embarque à chaque fois dans son univers, totalement décalé.

Oui mais (il faut toujours qu’il y ait un mais dans mes introductions) j’avoue avoir douté honteusement de la capacité de Gondry à embrasser le film de super héros (je l’aurais juste vu suéder Batman (pour les pseudo-cinéphiles de ce blog qui ne comprendraient pas, il s’agit là d’une référence au grand Soyez sympas, rembobinez). Mon doute fut d’autant plus grand que le film en  question est remake d’une série des années 70, dont le développement à connait plusieurs revers.
Je n’avais, avant de voir ce film, qu’une vision très limitée de l’abeille verte du Frelon Vert – car tel est son nom en français – à savoir, un homme habillé en vert, avec un masque des plus seyants, affublé d’un acolyte chinois, que je savais être Bruce Lee -à l’époque. Je ne vais pas rentrer dans l’histoire en elle-même, pour vous laisser le plaisir de la découvrir (et aussi parce qu’elle ne brille pas par son originalité, mais bon on est dans un film de super héros, on ne peut pas tout avoir). Sachez toute fois qu’il s’agit d’un super héros (ou pas) qui rode avec son acolyte sans nom, bien plus efficace que le dit super héros.
Même si le sujet semble vu et revu, et que les costumes et voitures sont restés très kitchs, j’ai passé un très bon moment. Ce n’est pas tant le jeu des acteurs (Cameron Diaz ne brille pas plus que ça, mais Seth Rogen nous livre une performance très honorable, un acteur à suivre !) que par la 3D (qui pèche par moment, vue qu’elle a été rajoutée à la post-prod) que j’ai été convaincu, mais bien par la réalisation.
Michel Gondry n’a pas son pareil pour nous raconter ces histoires. D’habitude, dans les films de super héros, il y a fatalement un moment à vide, c’est (presque) inhérent au thème. Mais ici, la narration est fluide, drôle (en effet, il s’agit plus d’un film humouristico-super-hérotique, à la Kick Ass), et sans temps mort. Et une nouvelle fois, le réalisateur français nous montre que c’est un génie de la mise en scène, pleine de détails croustillants, venant se frotter de près (allons même jusqu’à dire concurrencer, soyons fous !) au monstre du cinéma (sud (est-ce à préciser ?)) coréen Park Chan-Wook.
Je finirai par nuancer mon propos, car, il faut avouer que je ne suis pas allé voir ce film tout seul, et que ma compagne d’infortune n’est pas rentrée dans le sujet et n’a donc pas savourer ce pur moment de jouissance cinématographique (je m’emballe un peu, mais bon…) comme moi. Comme quoi, les goûts et les couleurs…
Si vous aussi doutiez que Gondry puisse s’adapter avec aisance au film de super héros, détrompez-vous et laisser lui au moins cette chance, ça ne vous coûtera rien (enfin si : une place de cinéma) et je parie la main de PsychoP@T au feu que vous ne le regretterez pas !
Toilez-vous bien !
PastequeMan