Diplomatie

Diplomatie

Maj: Diplomatie reprend du 1er Octobre au 31 Décembre. J’en profite pour mettre en avant la critique que j’en avais faite!

Pour continuer dans le théâtre, je vais cette fois-ci aborder une pièce beaucoup plus sérieuse que la précédente, Diplomatie.

Tout d’abord, il faut savoir que j’ai basé ma décision uniquement sur l’affiche (une mauvaise habitude qu’il faudrait voir à perdre). En effet, le nom de la pièce était suffisamment intriguant pour avoir envie d’aller voir plus loin, surtout quand on voit la distribution: Niels Arestrup et André Dussolier.

Cette pièce traite donc de l’heure qui à précédé l’imminente destruction de Paris, à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, alors que les allemands se préparaient à fuir la ville. On nous raconte ici ce qui a pu se passer dans le bureau du général von Choltitz et qui l’a mené à sauver notre capitale.

La puissance de la pièce, outre ces deux acteurs qui en imposent, tient au fait qu’il n’y a qu’un levé de rideau. La temporalité de la pièce respecte celle du spectateur et c’est assez rare (je crois) pour être souligné. Nous avons donc vraiment l’impression d’être la petite souris qui permet aux secrets de l’Histoire de ne pas tomber dans l’oubli.

Le décor est bien agencé, dynamique. Les deux acteurs n’ont plus rien à prouver. Le seul point étonnant est l’accent pris par Niels Arestrup. Bien que tous les protagonistes soient allemands ou suédois, seul Arestrup prend un accent allemand.

On assiste au final à une pièce bien construite, aux dialogues pas forcément intenses, mais cette intensité réside dans la façon de jouer. On ressort en comprenant mieux la définition du mot diplomatie.

Poignante, cette pièce nous dévoile la volonté et les doutes de deux hommes qui ont peut être sauvé Paris d’une destruction certaine.

Ridez-vous bien!

PastequeMan