X-Men first class

X-Men first class

Critique de PsychoP@T

Ah Ah! Pour une fois, je vais prendre PastequeMan de vitesse et qui plus est avec la critique d’un Marvel. Autant dire que cela va saigner!

Commençons par le commencement : le pitch. Et bien de ce côté là pas grand chose à dire, tout est dans le titre français : « X-Men : Le commencement ». C’est donc l’histoire de la genèse de nos gentils (ou pas) mutants. Coté casting, le film est réalisé par Matthew Vaughn qui a aussi fait Kick Ass l’année dernière. Les deux acteurs principaux méritent d’être cités : Charles Xavier est incarné par James MacAvoy et Magneto est interprété Micheal Fassbender (découvert pour ma part dans Inglorious Bastard).

Dans sa précédente critique, PastequeMan parle de la rythmologie des films américains et je pense qu’il a mis le doigt sur quelque chose d’important. En y réfléchissant, je crois que c’est ce problème de ryhtmologie qui m’empêche souvent d’apprécier les Marvel : un cadencement téléphoné + des dialogues absolument niais + un scénario épais comme un sandwich SNCF = une très mauvaise recette. Et bien ici, ce n’est pas exactement cette recette qui a été appliquée et cela m’a agréablement surpris. Il y avait pourtant un vrai défi : comment réussir à tenir le public en haleine alors que celui-ci connait déjà la fin?

Matthew Vaughn a trouvé la solution : un scénario non linéaire + de bons acteurs principaux. Bilan, je me suis ennuyé uniquement pendant le dernier quart d’heure du film (à titre de comparaison, je n’ai pas tenu plus d’une heure avec Thor) : le combat aérien avec la libellule était vraiment de trop. L’ambiance du film y est surement pour beaucoup. L’histoire se déroule durant la guerre froide pendant la crise des missile. J’ai trouvé  ce fait historique habilement exploité pour un film ce ce type. Je vous rassure, X-Men : First Class a tout de même un certain nombre de défauts. Les plus importants sont la bande son décevante et surtout les mutants « secondaires ». Ils sont superfétatoire, pathétiques, ridicules et extrêmement mal interprétés. Je dois dire que je n’ai vraiment pas compris!

Pour conclure, on a ici un nouveau Marvel sous forme de récit initiatique (à rapprocher de Batman Begins) qui ne m’a pas laissé complétement indifférent. Il n’est pas dénué de tout défaut mais il mérite largement d’être vu. Je ne sais pas si il satisfera autant les fans de Marvel que moi mais, pour une fois, je me suis dit que je ne suis pas sorti de la salle en ayant perdu mon temps et mon argent.

PsychoP@T

Critique de PastequeMan

Après un X-Men 3 pour le moins décrié par la critique comme par les fans, Matthew Vaughn avait fort à faire pour convaincre le public du renouveau des X-Men. Pour symboliser cette rupture, le plus simple était encore de changer de lieu et d’époque. Nous voilà donc plongés dans la rencontre entre Charles et Eric, les futurs Pr. X et Magneto. Rodent autour des figures un peu moins connues comme Emma Frost, the Beast ou Mystic. L’intrigue permet d’éclaircir le passé commun de deux leaders mutants, ainsi que le début de leur divergence de point de vue.

Bien évidement, le fait d’évoquer la rupture devrait mettre la puce à l’oreille de certains ayant lu mon plaidoyer sur les comics au cinéma. Mais cette rupture n’est que dans la forme. Par conséquent, on ne voit dans ce film aucune grosse contradiction avec l’univers pourtant riche et complexe de la trilogie précédente. Certes, il me semble entendre ça et là que le réalisateur à pris certaines libertés envers la pléthore de comics qui s’offre à nous. Ma base de connaissance des X-Men s’arrête pour ma part à « X-Men the animated series », dessin animé de mon enfance. Je n’ai donc pas de jugement subjectif à amener.

Bien que le coeur de l’histoire soit intéressant et que sa construction soit également réussie, on peut reprocher au film une direction d’acteur un peu mollassonne ainsi qu’un mise en scène inégale. Le rythme de X-men First Class est soutenu et Vaughn nous fait passer ces deux heures et quart sans un temps mort, ni un moment d’ennui. Par contre, les acteurs ne brillent pas particulièrement par leur présence: Micheal Fassbender qui m’avait subjugué dans Hunger, campe un Magneto pas très sûr de lui et légèrement virevoltant et James McAvoy convainc bien plus que dans Wanted, mais montre un Charles Xavier un peu trop déluré et moins sage. Une note spéciale à l’acteur de Tempest, dont je me demande encore si on entend ne serait-ce que le son de sa voix dans le film. Contrairement à la trilogie initiale, qui détaillait la psychologie des personnages secondaires, ils ne sont ici que prétexte à une surenchères de mutants.

Par contre, je regrette que Vaughn n’est pas pris plus de risque dans sa mise en scène. Bien que certaines scènes soient très réussi, rappelant le découpage des comics, on tombe finalement souvent dans la facilité, là ou Kick-Ass cassait des briques et tapait des culs…

Si je semble un peu critique, c’est parce que je m’attendais à mieux. Reste que je ne boude pas mon plaisir de retrouver les enfants de l’atome, dans leur genèse, en proie à leur doute.  Cette fable métaphorique sur l’homophobie, la xénophobie et l’antisémitisme pose les bases solides d’une nouvelle série X-men qui a tous les atouts pour convaincre (même si m’est avis que Batman Begins propose une réelle profondeur en comparaison). Si je mûri toujours l’espoir de voir une suite à « X-men l’affrontement final », je ne doute pas qu’une suite à X-men First Class sortira dans les années à venir et elle sera la bienvenue.

En attendant, Marvel poursuit sa route cinématographique avec Captain America, The Avengers et un hypothétique The Wolverine, toutjours en quête de réalisateur…

Mutez-vous bien!

PastequeMan