Il était une fois en Amérique

Il était une fois en Amérique

M’enfermer dans un cinéma pour 3h49, ça ne m’était jamais arrivé… Voilà chose faite désormais, à l’occasion de la ressortie en salle dans la version remastérisée d’Il était une fois en Amérique.

Clôturant la trilogie américaine de Sergio Leone, ce long film retrace le vie d’une petite frappe du début du siècle, et de son ascension sous la prohibition. Parfaitement incarné par Robert de Niro, au sommet de son art, Noodles devra faire face à la dure vie de gangster.

Si les standards du cinéma ont largement évolués depuis les années 80, ils n’en ont pas pour autant vieilli. Les scènes brèves et saccadées ont fait suite à la langueur suggestive des travellings. Leone prenait encore le temps de montrer l’incertitude dans le regard de ces personnages. Les conversations sont faites de dialogues mais également de longs silences, souvent plus explicites.

Si le film est une vraie réussite, tant au niveau de la réalisation que de l’ambiance, il n’est pas exempt de tout reproche. Certains points clés du suspens entretenu tomberont un peu vite pour certains, mais la profondeur du scénario, et les doutes qu’il entretient sont particulièrement prenants. Les pinailleurs iront jusqu’à critiquer le sang parfois rose, couleur obligatoire pour être visible dans les scènes sombres, contraintes matérielles de l’époque obligent.

En somme, voici une grande oeuvre, durant laquelle vous n’aurez pas l’impression de perdre votre temps, tant chaque scène fait le film et qui vous donnera certainement l’envie de redécouvrir la filmographie de Leone ou encore de De Niro dans sa jeunesse.

Toilez-vous bien!

PastequeMan