Transformers : Dark side of the Moon

Transformers : Dark side of the Moon

La série de films Transformers n’est, à mon sens critique, pas aussi mauvaise que ce qu’on veut bien nous le faire croire. Il ne faut pas oublier que Transformers, ce sont avant tout des jouets de véhicules se transformant en robots géants. Michael Bay met les petits plats dans les grands pour flatter l’oeil du spectateur dans cette trilogie.

L’histoire se place directement dans la suite des précédents films. Sam change de copine (on y perd en volume mais gagne en profondeur…), et les Autobots détruisent les centrales nucléaires iraniennes (aident les humains en somme…). Cependant, c’était sans compter sur les évènements d’un certain 20 juillet 1969, premiers pas de l’homme sur la lune, motivés par la présence d’un gigantesque vaisseau Autobot. Ça sent l’huile de Decepticon à plein nez cette affaire… Une grosse bataille se prépare.

Comme à l’accoutumée, le niveau des acteurs n’est pas transcendant, l’histoire n’est pas une hyperbole des doutes consécutifs à l’insertion d’une minorité au sein d’une humaine grouillante (alors que ça aurait pu). Mais les effets spéciaux et l’action sont au rendez-vous. Encore que sur ce dernier point, j’émettrai une remarque. Michael Bay a su nous vendre, à travers maints trailers et teasers, une histoire épique, une conclusion historique, une bataille dantesque! Certes, c’est un peu de tout cela, mais il manque quelque chose. Je suis venu au cinéma pour avoir ma dose d’action et de combats tragiques entre les Autobots et les Decepticons, me faisant vibrer d’excitation sur mon siège. Or, si l’action est omniprésente, l’absence de musique prenante et dramatique aux moments clés, et l’intensification du plaisir par paliers successifs se sont avérés un peu frustrant.

Bay nous rythme le film de façon à enchaîner les moments de pure action avec des moment plus calme, mais où règne une légère tension, laissant présager une scène encore plus mémorable et cela tout le long du film. Jusqu’à la fin, j’ai attendu LA scène, combat, musique, ralenti… mais elle ne s’est jamais présentée. Je ne dis pas pour autant que le film manque d’action, il laisse juste sur sa faim en terme de grande conclusion.

Je soulignerai enfin le fait que Michel Bay semblait vouloir nous proposer un film de 4h au lieu des 2h33 qu’il dure au cinéma: certains enchaînements semblent tout bonnement amputés. On se retrouve alors avec un film à la narration légèrement saccadée.

Au final, Transformers 3 est une bonne conclusion à cette série de films, mais quelque peu décevante. Bien construit et très bien emballé, Michael Bay réussit une fois de plus le pari de nous en mettre plein les yeux.

Transformez-vous bien!

PastequeMan