Captain America: The First Avenger

Captain America: The First Avenger

Il semble être devenu pour habitude sur ce site de poster une critique sur la dernière adaptation de comics. Loin d’être une passion pour moi, ni une volonté d’orienter mon site vers ce genre à part entière du cinéma (d’autres le font déjà bien mieux que moi comme, CinéComics ou Les Toiles Héroïques (en travaux au moment où j’écris ces lignes)), il s’agit tout simplement d’un style bien en vogue, donc très présent et somme toute relativement apprécié de ma personne.

L’action prend place dans deux époques différentes, de ce fait, l’introduction plaira à ceux qui connaissent un peu l’histoire de Captain America. Sans en dévoiler l’intrigue globale, sachez toutes fois que Captain America se présente en genèse du prochain film The Avengers, réunissant une bonne partie des super-héros de Marvel (Thor, Hulk, Iron-man, Captain America et bien d’autres).

L’action principale du film, et donc la création du personnage, s’installe dans la Seconde Guerre Mondiale, alors que l’Europe doit faire face aux atrocités de la guerre et du nazisme. Steve Rogers, bien que physiquement faiblard, souhaite ardement s’engager pour combattre sur le front. Une chance lui est donnée de tester un sérum qui devra le transformer en super soldat. Captain America est né. Mais le sérum a également engendré le mal, incarné en la personne de Red Skull, affilié aux nazis.

Une guerre gentil-méchant s’établit donc logiquement dans un film de ce genre. Mais le fond de l’histoire prend tout son sens si on s’attaque aux origines de ce héros. Créé lors de la guerre, il a pour but d’entraîner dans son sillage un fort élan patriotique, d’où l’abondance de bannières américaines. Mais c’est justement cette pratique qui est quelque part dénoncée dans ce film, remettant en cause les origines même du héros.

Si on peut reprocher à Captain America d’être un peu trop mou dans ces scène d’actions, de ne pas offrir un vrai spectacle visuel ou encore de surprendre l’auditoire comme le fît Iron-man, je pense qu’il n’en reste pas moins un bon Marvel. Une fois encore, je défends l’idée qu’il faut venir voir un film pour ce qu’il propose. J’attendais ici un prélude à The Avenger, me faisant découvrir un super-héros, bien sous tout couture (et c’est un peu là son super pouvoir). Les liens toujours plus forts, tissés avec les autres héros de Marvel (l’omniprésence du Cube Cosmique, de Stark père…), en font une base, pas forcément fondamentale, pour la série de films à venir.

En somme, Captain America, bien que péchant sur le plan technique, offre une petite vague de fraîcheur dans le monde des super-héros, par une immersion bien construite dans le contexte de la WWII. Divertissant, ce film continue à attiser ma curiosité pour les suites à venir. Comme évoqué dans mon long article sur les adaptations de comics, je vois ces films comme une grosse série à super budget, créant des personnages un peu complexes, voire attachant pour certains. Sans produire des oeuvres majeures du 7ème art, ces films ont le méritent de me distraire bien plus que certaines séries américaines.

Toilez-vous bien!

PastequeMan