Un heureux énénement

Un heureux énénement

L’avis de Dust of Stars

Il y a des fois où le plaisir simple de contredire PastequeMan me pousse à enrichir ce blog. Certes, je suis allé plusieurs fois dans ces sombres cavernes voir ces ombres projetées au grand dam du célèbre Platon. La guerre est déclarée, la proie, sucker punch auraient pu ainsi se voir entichés d’une de mes amateures critiques. L’ouverture aux spectacles vivants de ce blog auraient dû me pousser à y laisser mon avis sur Salomé qui été magnifiquement interprêté en septembre à l’opéra Bastille, certes. Mais pour en revenir à mon allégorie de la caverne, qui conclura cette déjà trop longue introduction, je ne peux qu’apprécier la transformation qui s’opère suite au visionnage sur grand écran d’une histoire qui vous touche, et un heureux évènement ne déroge pas à la règle.

L’histoire est simple: la vie ! Celle d’un couple confronté au plus grand des bouleversements qui soient, à savoir la naissance d’un enfant. Barbara et Nicolas sont jeunes et amoureux. Après plusieurs mois passés ensemble, ils décident d’avoir un enfant. Rémi Bezancon nous livre ici une vision intime et partisane de la maternité, et de tous les changements qui s’en suivent.

Si en 2008, vous aviez apprécié le premier jour du reste de ta vie, vous ne devriez pas déroger à la règle, cette fois-ci. N’ayant pas lu le livre, je ne saurais dire jusqu’à quel point l’adaptation du roman d’Eliette Abeccassis est fidèle à l’esprit du livre, mais j’ai apprécié le parti pris de cette vision d’une partie charnière de la vie d’un jeune couple.

Tout y passe, les relations mère/enfant, père/enfant, père/mère,mère/belle-mère,mère/grand-père… Bref (pour reprendre le concept d’une série qui cartonne sur Canal +), je pense que chacun du public arrivera à trouver un intérêt personnel dans ce film, même si évidemment les jeunes couples potentiellement futurs parents se délecteront de chaque instant du film.

Un mot pour dire que les acteurs font pour moi un travail très pro; ils mettent leur charisme au service de l’histoire. Ainsi Louise Bourgoin nous apparaît naturelle, à l’opposé de son rôle de femme fatale dans La fille de Monaco. On retrouve la même fraîcheur de Pio Marmaï que dans le Premier jour du reste de ta vie. Les seconds rôles comme Josiane Balasko, Anaïs, Daphné Bürki ou encore Lannick Gautry apportent chacun et avec justesse leur pierre à l’édifice.

Pour reprendre les célèbres mots d’un grand homme et en vous conseillant d’aller voir ce film, il ne me reste qu’à vous dire un seul mot :
« Toilez-vous bien ! »

Dust of Stars

Le contre-avis de PastequeMan

Douloureux accouchement

Partageant de façon régulière l’avis de mon oeil amateur sur le site SensCritique, je ne construirai pas ma critique en en forme de réponse à celle de Dust of Stars, mais de manière habituelle, certes pas objective, mais sincère.

Ayant découvert Rémi Bezancon par son film ‘Le premier jour du reste de ta vie’, frais et sincère, je misais gros sur ‘Un heureux évènement’. Assez convaincue par la bande annonce, je me suis laissé à penser que le réalisateur, avec sa touche particulière, nous dresserait ici un tableau saisissant des conséquences de la maternité.

Parlons tout d’abord des acteurs. Pas très habiles, ils peinent à nous faire partager leurs sentiments. Si Louise Bourgoin et Pio Marmaï sont très peu franc dans leur jeu et leur échange, Balasko relève un peu l’ensemble, par l’amertume qu’elle dégage. Le choix du réalisateur de multiplier les scènes de sexe sont dommageable à l’ensemble du film. On a un peu l’impression qu’on cherche toutes les deux minutes à nous montrer les seins de Louise Bourgoin. Ce n’est certes pas désagréable, mais ça ne sert pas le film.

Mais ce qui laisse le plus un goût de déception dans la bouche c’est la narration dans l’ensemble. Un tel sujet -le rapport à la maternité, dans tous ces doutes- méritait d’être traité en profondeur, mais également en subtilité. Je concède que les thèmes cruciaux sont abordés et pas seulement survolés, mais est-il nécessaire d’ajouter à chaque question une forme de réponse en voix off? Tout comme le sujet de sa thèse, ces élocutions sont chiantesques, au point que je ne comprenais pas forcément ce qu’elle évoquait.

Cette lourdeur est assommante. On regrette que le jeu des acteurs, accompagné de silences et de regards ne suffisent pas à faire passer le message pourtant bien travaillé.

Un heureux évènement manque de subtilité et de passion pour convaincre, mais reste néanmoins  un film tout à fait regardable. L’aspect très négatif de cette critique provient naturellement de ma déception, mes espoirs placés dans Rémi Bezancon ayant chus comme un chateau de cartes sous le souffle roque d’une femme enceinte jusqu’au cou en plein travail…

Toilez-vous bien!

PastequeMan