Carnage

Carnage

Polanski nous revient avec Carnage, l’adaptation de la pièce de théâtre  « Le Dieu du carnage » écrite par Yasmina Reza. L’histoire, quoiqu’originale, est assez simple. Deux couples de parents tergiversent à propos de la bagarre entre leurs fils.

Si le casting est pompeux (Winslet, Waltz, Foster…) et efficace, le film n’en est pas pour autant efficace. Le contexte situe l’action dans un temps et un lieu continu. Nous partageons donc une heure vingt de la vie de ces gens, qui se rencontre dans l’appartement d’un des deux couples. Le film se construit autour des personnages, très caricaturaux, très surfaits mais pourtant tellement proche de ce que nous sommes. On nage dans le faux et la surenchère pour passer des messages un peu lourds.

A cette absence de subtilités s’ajoute une mise en scène plate. Certes, la continuité de lieu et de temps est originale, mais ne tient pas tout le film. L’axe central du film reste les dialogues parfois bien sentis, parfois un peu trop moralisateurs.

Si l’ensemble constitue un film plutôt potable, rien ne vient surprendre ou saisir le spectateur. Presque drôle, je n’ai fait que sourire et pas rire. Le sujet est peut-être à la base bien senti, on a un peu l’impression de voir une pièce de théâtre mal adaptée au cinéma.

Un film gentillet, à regarder si vous en avez l’occasion, assez loin des grands films de Polanski, ce qui semble devenir une mauvaise habitude chez lui ces derniers temps.

Toilez-vous bien.

PastequeMan