A Dangerous Method

A Dangerous Method

Psycho – couac…

Viggo Mortensen et Cronenberg, c’est une vraie histoire d’amour. Pas entre eux, mais entre moi et eux… enfin bref, j’ai beaucoup aimé A history of violence et Les promesses de l’ombre.

Fassbender et Knighley n’étaient pour moi que de bonnes raisons supplémentaires de voir ce film, qui traite des débuts de la psycho-analyse. Si le sujet est bien traité – et peut-être très proche de l’Histoire, je ne saurais dire – il manque un liant au fond. Dresser une histoire sur des faits réels est chose ardue. Le principal défi est d’y inclure une part de dramaturgie, qui tiendra le spectateur en haleine. Cronenberg échoue sur ce point, en nous livrant des personnages certes intéressants mais fort peu empathiques.

Si aucun lien fort ne se créer entre le spectateur et les acteurs, ce n’est pas tant à cause du jeu, très bon ici, que du scénario. On suit doucement les rixes verbales de Jung et Freud, chacun borné à sa manière. Aucune tension palpable ne se fait sentir et dès lors, l’atout du duo Mortensen-Cronenberg perd de sa superbe.

Élégant, le film a le mérite de poser les bases des distensions aux siens des communautés scientifiques. Petites querelles, ou profonds schismes, les volontés des uns et des autres seront malmenées par leurs différents détracteurs.

A Dangerous Method est un film assez plaisant, dévoilant un aspect assez désagréable dans la découverte de nouvelles voies scientifiques. En ne prenant pas l’auditoire par les sentiments, Cronenberg rate un peu le coche, mais propose tout de même un film beau et bien construit.

Analysez-vous bien!

PastequeMan