El Chino

El Chino

Je riz jaune

Profitant d’une quelconque excuse festivalière, El Chino est passé en avant première à Biarritz, et j’y étais pour toi cher lecteur (enfin presque…).

Film argentin, El Chino nous place dans la vie très réglée de Roberto, quincaillier maniaque. Cette petite vie tranquille, qui cache un passé lourd de conséquences, sera perturbée par l’arrivée impromptue de Jun. Ce jeune chinois, ne parlant pas un traître mot d’argentin, d’espagnol, de péruvien ou que sais-je encore, cherche à contacter son oncle. De là, découleront nombreuses péripéties.

Ce film serait passé totalement inaperçu (et passera certainement totalement inaperçu) s’il avait été français. Le sujet est finalement assez bateau et il est cousu de fil blanc. Mais la douceur de la mise en scène permet d’apprécier le jeu d ‘acteur, et qui permet au réalisateur de faire évoluer ces personnages. Sans en aller jusqu’aux larmes, El Chino nous tirera, plus ou moins difficilement, quelques sourires voir rires.

Loin être révolutionnaire, El Chino doit apporter une grande bouffée d’air frais dans un cinéma argentin assez absent sur la scène internationale (mais en même temps, je ne suis pas un spécialiste du cinéma argentin, alors je dis peut être n’importe quoi… au moins, je le reconnais…). Une belle histoire, un peu drôle, qui se laisse facilement voir.

Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas encore le cinéma argentin, je leur recommande de découvrir ce film, qui est peut-être aussi proche du cinéma argentin que le 5ème élément peut l’être du cinéma français. Sinon, il ravira les curieux.

Toilez-vous bien!

PastequeMan