Hugo Cabret

Hugo Cabret

Cabret au lait

Scorsese, s’il est un grand réalisateur, s’essaye souvent à de nouvelles choses. Il tente cette fois-ci d’écrire un conte de Noël. Tenté par la 3D dite bluffante, j’ai profité des fêtes de fin d’année pour voir ce Scorsese pour enfant.

Aucun doute sur le film, le public visé est bien les enfants. Hugo, jeune orphelin, tente de survire dans une gare parisienne, tout en essayant de finir le projet de son père: la réparation d’un automate. Mais cet automate révélera bien des surprises. Comme à mon habitude, je ne dévoilerai pas l’intrigue, ni le coeur du film riche en surprise. Sachant toutes fois que les cinéphiles avertis seront comblés.

L’univers dépeint dans ce film est joli, bien fait et cohérent. On tombe vite dans un univers infantile, ou sont rapidement identifiés alliés et ennemis. L’esthétique des années 30 est bien rendue. La 3D est vraiment réussie. Elle nous immerge dans le film, sans jouer sur les effets de mauvais gout. Les acteurs surjouent un peu, mais c’est assez normal dans un film de ce genre, aidant les enfants à avoir de l’empathie pour les différents protagonistes.

Heureusement que le film dévoile ses secrets en seconde partie. Un aparté de quelques minutes, surprenant et bien amené vous emmènera dans des rêveries étonnantes.

Hugo Cabret vise délibérément un public jeune et Scorsese offre ici un film simple, divertissant mais assez long pour les adultes qui ne seraient pas emportés par la magie de la seconde partie du film (qui représente 20 petites mais merveilleuses minutes).

Un film que je conseille aux connaisseurs du genre et une belle initiation au cinéma pour les plus jeunes.

Toilez-vous bien!

PastequeMan