La Taupe

La Taupe

Fort d’un casting riche et d’un premier film ayant fait parler de lui (Morse), le réalisateur de La Taupe rassemble ici beaucoup d’atouts. Malgré les critiques assez négatives à l’égard du film, ce fut suffisant pour me laisser tenter.

La Taupe est un film d’espionnage adapté du célèbre auteur John Le Carré. Smiley, un des dirigeants du MI6 remercié avant l’heure, est en charge d’une enquête pour débusquer une éventuelle taupe au sein de ce MI6 – nommé le cirque, en référence à sa localisation.

En pleine guerre froide, Tomas Alfredson nous dresse ici un tableau très tendu des services de renseignements anglais. La psychose est alors à son paroxysme. Et ce sentiment, prédominant tout le long du film, est très bien rendu. Les silences creusent l’ambiance, fondent des suspicions. On joue avec nos ressentis pour nous faire douter des 4 suspects.

La force du film tient en partie en ses acteurs. Oldman, Firth, Hurt ou encore Cumberbatch (je jurerai voir Dennis Quaid en plus jeune !) se donnent la réplique, tous aussi justes les uns que les autres.

Si on se sent parfois un peu perdu dans ce monde inhabituel,  austère et complexe, cela a renforcé chez moi mon attention et du coup, le suspense, toujours très tendu, présent jusqu’à la dernière minute. Un jeu de flashback pas forcément très clair (au spectateur de deviner si il s’agit là du passé ou du présent) souligne une mise en scène soignée et élégante.

Loin des James Bond ou autres Jason Bourne, Alfredson nous livre un film d’espionnage sombre, très british dans ces codes. Particulièrement efficace, La Taupe jour sur le tableau du film complexe, ou agent-double, traitre, et suspicion sont les maitres mots. So 1973!

Ma note : 8/10 (oui j’ai décidé de mettre la note que je donne sur SensCritique en fin de critique).

Toilez-vous bien !

PastequeMan