Chronicle

Chronicle

N’ayant eu vent que du concept de base, je dois avouer que les premières minutes de Chronicle furent pour moi assez déconcertantes. Le pitch assez simple est l’occasion de nous montrer trois étudiants dont la vie va changer le jour où, par accident, ils se voient doté de super pouvoirs.

En fait par super pouvoirs, j’entends ici une simple (mais déjà pas mal) télékinésie, qui leur ouvre tout de suite les portes d’un nouveau terrain de jeu. Le but du film est donc de montrer la difficulté de ces jeunes gens à faire face à leur nouvelle différence, chacun réagissant à sa manière.

Mais ce qui est le plus surprenant, ce sont les prises de vues. Le film est fait de sorte à ce que tout ce qui est filmé soit tenu pour réel. On a donc droit à un adolescent un peu attardé qui traine sa caméra avec lui tout le long du film. Voilà qui casse tout de suite l’ambiance à mon goût. Plutôt que de se concentrer sur la psychologie des personnages, on flotte dans un teenage movie, se voulant réaliste mais alors pas crédible pour un sou.

Finalement, seule la fin, orientée assez action, vient relever brillamment le tout car bien rythmée. A savoir, mon avis peut être biaisé, car j’avais la plupart des cartes de l’histoire en main (sauf le coup de la mise en scène mais qui m’a déçue car trop inattendue), du coup aucune surprise scénaristique n’a eu de prise sur moi.

Rien n’est vraiment mauvais, mais hormis l’idée maitresse, rien n’est vraiment bon dans ce film. A voir comme une distraction qui n’a pas assez choisi son camp : divertissement grand public ou analyse psychologique de l’accès à des superpouvoirs. Finalement, on frôle l’adage Marvelien : « A grand pouvoir grandes responsabilités »…

Toilez-vous bien!

PastequeMan