Martha Marcy May Marlene

Martha Marcy May Marlene

M&M’s, fond dans la bouche, mais pas dans la main…

Une nouvelle fois, je décidais de découvrir un film en me basant sur l’affiche et les avis épars de la blogo-twittosphère. Mais je ne me suis arrêté qu’aux conclusions, aux notes. Du coup, je n’avais absolument aucune idée du sujet abordé. Je savais juste que la petite sœur des jumelles Olsen tenait un rôle assez important dans le film.

Grand bien m’en a pris. Et grand bien vous en prendra aussi. Donc, si vous n’avez pas vu ce film, je ne saurais que vous conseiller de le voir et de venir a posteriori lire ma critique et donner votre avis (ou juste lire le mien, clair, structuré et brillant).

Nous suivons donc Martha dans sa vie quelque peu bouleversée. Après une fugue de la secte hippie dans laquelle elle était embrigadée, il va lui falloir retrouver ses repères et s’imprégner de nouveau d’une vie « normale » (si tant est qu’on puisse définir la normalité… je laisse le débat ouvert…).

Elizabeth Olsen, très jolie sœur de ses sœurs, tient ici le rôle principal. Cette Martha, fragile et désorientée, est très convaincante. Les émotions, parfois inappropriées, sont bien transmises, tout en nuance. Elle porte le film très haut, mais est bien épaulée par le reste des acteurs. Les décors ne sont qu’un meuble dans ce film, mais rendent la photographie assez jolie et permettent une rupture entre la ferme sectaire et le pavillon de la vie normale.

L’intérêt du film réside en son message, transparent et pourtant complexe : comment peut-on se faire manipuler par une secte mais surtout comment peut-on retourner à notre vie d’avant. Le traitement du sujet est assez délicat. Beaucoup de réalisateur opteraient pour une mise en scène parfois violente, très tranchée entre les deux contextes s’opposant, mais pas Sean Durkin. Ici, le doute est constant. Par une mise en scène fluide et astucieuse, le réalisateur (dont il s’agit du premier film, soulignons-le) nous perd dans le présent, dans le passé. Comme Martha, on en vient à avoir du mal à distinguer les souvenirs du réel.

Seule une fin autant ouverte qu’astucieuse pourrait venir ternir l’avis de certains. Au contraire, j’aime à finir le film moi-même, libre de mes interprétations.

Martha Marcy May Marlene (titre condensant finalement tout le film) est une franche réussite, et qui plus est pour un premier film. Un film pour le moins sombre, mais qui amène à réfléchir sur un sujet, présenté tout en beauté. Vous pouvez y aller les yeux fermés (enfin.. pas trop quand même…)!

Ma note: 8/10

Toilez-vous bien !

PastequeMan