A Game of Thrones

A Game of Thrones

Jeux de pouvoir

Ne vous méprenez pas, je ne parlerai pas ici d’une série TV, mais d’un livre. J’élargis donc une nouvelle fois le spectre de mon blog à des horizons divers et variés, mais toujours dans l’objectif de vous donner une opinion subjective sur une activité culturelle et surtout divertissante.

A Game of Thrones est le premier volet d’une œuvre colossale (déjà 6 livres), A Song of Ice and Fire débutée au milieu des années 1990 par R.R. Martin. Il faut bien avouer que c’est le lancement de la série TV aux USA qui a déclenché chez moi l’envie de lire ce livre.

Je ne pourrai parler ici que du premier tome, l’ensemble de la saga n’ayant même pas de fin écrite à l’heure actuelle. Le récit prend place dans Westeros, continent d’un monde médiéval fantastique, reprenant les codes habituels du genre : des seigneurs, des chevaliers et des dragons. Si l’ensemble peut paraitre simple pour ne pas dire simpliste, le tout est agrémenté d’une mythologie puissante et de nombreux mystères, tel ce mur de glace, au nord de Winterfell, dernier rempart face à une bien mystérieuse menace venue du froid.

L’intrigue est complexe. Elle met en jeu Eddard Stark, qui devient bon gré malgré conseiller de son roi et ami Robert Baratheon. Les deux hommes ont combattus côte à côte par le passé pour renverser le pouvoir en place. Un sombre jeu de manipulation, de guerre et d’honneur se met peu à peu en place pour prendre ou garder le pouvoir sur ces terres.

L’écriture est très fluide. Chaque chapitre correspond à un personnage, qu’on va accompagner sur quelques pages, avant de passer au suivant, mais sans suivre de schéma particulier. L’auteur ne tombe pas dans une diarrhée verbale descriptive, si chère à Tolkien. Je ne critique pas ce genre d’œuvre, au contraire, on y prend beaucoup de plaisir, à se peindre les lieux tel que l’auteur nous les narre. Ici, seul l’essentiel est décrit, mais je m’étonne encore de voir à quel point les designs des différents supports de l’œuvre (série TV, fan-art, jeu de société…) sont proches les uns des autres et de ma vision personnelle de l’univers.

Un détail pourra choquer certains : depuis le début de ma critique, je ne parle qu’en utilisant les termes anglais du livre (très proches ou semblables en français pour nombre d’entre eux). La raison est simple et évidente, j’ai lu le livre en anglais. Je dois reconnaitre que les  premières pages ont été pour moi un véritable calvaire. Je n’avais pas lu en anglais depuis un bon bout de temps et les termes techniques s’enchainent dans un univers très dépaysant. Mon désespoir m’a poussé à m’acheter le livre (en fait sa première partie (qui me reste sur les bras du coup (si quelqu’un le veut…))) en français. Mais, à force de courage, j’ai passé un cap à partir duquel la lecture est devenue plus aisée. Une fois lancé, difficile de m’arrêter.

Ce livre m’a tellement plu que j’ai déjà acquis la suite, toujours en anglais (preuve que j’ai bien apprécié ma lecture, même si elle fut un peu fastidieuse). J’ai également le jeu de plateau, dont je vous ferai un test dès que j’aurai eu le temps de faire une partie. Je compte également regarder la série TV, qui fera également l’objet d’une critique, à moins que quelqu’un d’autre s’en charge avant moi !

Couvrez-vous bien ! (Ouais, c’est nul, je sais…)

PastequeMan