Cosmopolis

Cosmopolis

Le film qui fait mouche, ou pas…

Après une psychanalyse passable, Cronenberg continue la trépanation pour nous plonger au cœur de la vie d’une sorte de golden boy. En une journée de sa vie dans un New York au bord du gouffre, nous essayerons d’appréhender les vicissitudes d’une vie tumultueuse.

Entre son détachement profond des valeurs de la vie, ses pulsions sexuelles exacerbées et sa quête de destruction, beaucoup y ont vu une sorte de méprise du capitalisme. Sans rapport à cela, Cronenberg nous montre juste les aspects les plus sombres d’une vie pourtant luxurieuse, et les névroses qui en découlent.

Dans un style bien propre à lui, le réalisateur nous offre une immersion dans un monde abscons, via la palette froide et tranchante de sa caméra. Prenant principalement place dans la limousine, l’absence d’action fait place net au verbe, qui prend ici tout son sens. D’une logorrhée sans fin, Cosmopolis nous noie littéralement sous un flot incessant de mots, qui feront plus ou moins sens.

Si la première heure du film passe bien, car bien portée par le peu charismatique (point de vue d’un homme hein…) Robert Pattinson, notamment lors d’une osculation plutôt douloureuse, la seconde moitié du film devient indigeste. Le verbe tue le verbe. On se perd dans un dialogue final qui donne pourtant la direction du film.

Cosmopolis est verbeux. C’est une expérience en soi, une réflexion sur l’information, la maîtrise de cette information mais surtout la prédiction de cette information et le pouvoir qu’il en résulte. C’est également une métaphore sur la chute, sur les rapports aux gens, sur la façon dont l’homme façonne son monde, si proche et si lointain du modèle naturel. Comme ma critique, ce film n’est pas facile à cerner, soit on aime, soit on n’aime pas, soit on ne sait pas.

Pour ma part, Cosmopolis a été assez efficace. Sans être un grand film, il aura le mérite de me trotter un petit moment en tête. Un film qui fera débat, à n’en pas douter !

Ma note : 7/10

Toilez-vous bien !

PastequeMan