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Hijacking

Hijacking

A mon tour de participer au déterrage de ce blog! Si cela peut vous rassurer, depuis mon dernier billet sur ce blog, j’ai vu tout un tas de film. Récemment, j’ai d’ailleurs vu pas mal de blockbuster mais aucun ne méritait vraiment ce critique. Que dire de plus que « bah bof, un de plus… »?

Heureusement, ma sortie ciné d’aujourd’hui m’a donné envie d’écrire à nouveau. Comme le titre l’indique, je suis allé voir Hijacking. Il s’agit d’un film danois diffusé dans assez peu de salles (121 alors qu’il y en a un peu plus de 800 projetant Wolverine actuellement). Comme les anglicistes que vous êtes doivent s’en douter, il traite de piraterie et du détournement d’un cargot danois (cela a son importance) au milieu de l’océan indien. Le film joue sur les contrastes. L’intrigue est suivie de deux points de vues : celui du cuisinier de bord pris en otage et celui du PDG de la société qui possède le navire et mène les négociations. Bien que très différents, ils ont plusieurs  points communs. Ils veulent que tous les otages s’en sortent et surtout, ils n’ont qu’une vision très partielle de la situation. Les preneurs d’otage entretiennent le flou et, tout comme les deux personnages principaux, le spectateur navigue à vue. Ceci est rendu possible par une réalisation très réaliste (pour ne pas dire artisanale) mais qui s’avère être extrêmement efficace.

Le scénario est lui aussi très réaliste. On a vraiment le sentiment d’être plongé dans une prise d’otage. Les clichés les plus faciles ont été évités et, tout au long du film, tout reste possible. Quel que soit le moment, on est pris dans le jeu des négociations et on arrive à ressentir la pression subie par les protagonistes. De nombreux films s’y sont déjà essayé et c’est une mayonnaise très difficile à faire monter.

Il s’agit donc d’une très bonne surprise de cette été. Pour continuer avec les métaphores culinaire : enfin un film qui a du goût à côté de tout ces blockbuster bien fades! J’espère donc que vous découvrirez avec autant de plaisir que moi la cuisine danoise.


Take Shelter

Take Shelter

Saluons la fin des fêtes de fin d’année! Se termine avec elles, une période de cinéma bien triste composée de films pour enfants et de comédies familiales. Cette année 2012 commence, à mon sens, sous de très bonnes augures et j’ai eu bien du mal à choisir quel film aller voir pour ma première séance de l’année tant le panel à l’affiche est alléchant.

Comme vous pouvez le remarquer, c’est Take Shelter qui a retenu mon attention à la fois parce qu’il a été nominé dans plusieurs festivals, que les critiques l’ont salué et que l’affiche est particulièrement réussie. Take Shelter est un film américain réalisé par un illustre inconnu : Jeff Nichols. Il relate l’histoire de Curtis LaForche (incarné par Michael Shannon) et de sa famille. Curtis est en proie à de violents cauchemars mettant en scène une tempête hors du commun. Les nuits passant, ces rêves vont l’obséder de plus en plus…

Take Shelter est tout d’abord extrêmement bien réalisé. Le choix des plans et des couleurs donne au film un aspect très pictural. Les rêves de Curtis ne sont pas décorellés du film. Ils sont en son centre et se présentent dans une sorte de continuité vis-à-vis de la vie réelle. Le but étant de faire comprendre au spectateur le réalisme saisissant que doit ressentir Curtis. Dans le même temps, Michael Shannon a su créer un contraste fort entre la nature et l’Amérique rurale d’aujourd’hui. Les scènes de tempêtes sont simplement magnifiques alors que la mise en scène des moments de la vie courante des américains appuie la décrepitude des classes moyennes.

Dans cette Amérique profonde, on est bien loin du rêve américain bien trop souvent vendu au cinéma. Michael Shannon pose, à mon sens, un oeil assez réaliste sur la question et pointe du doigt la précarité de ces classes moyennes. Il ne dénonce pas, se contente d’observer et c’est très bien joué!

Take Shelter n’est donc pas un pamphlet contre le système social américain mais bien un film sur la folie. Curtis est atteint d’une forme de folie que l’on pourrait qualifier « d’ordinaire » car elle est loin de celle décrite dans des films comme Shining. Pour moi, c’est clairement ce qui ne fonctionne pas dans ce film. Pour pouvoir être exploitable au cinéma, la folie se doit d’être extrême ou, a minima, drôle. La pathologie de Curtis ne peut être classée dans aucune de ces deux catégories. Le caractère « observateur » de la réalisation que salué plus haut dessert le film de ce point de vue. Il m’a été impossible de me sentir concerné par les problèmes de cette famille : raté!

Au final, on a un très beau film (au sens littéral du terme) servi par un casting aux petits oignons (Michael Shannon et Jessica Chastain remplissent parfaitement leur rôle) ainsi qu’une réalisation impeccable. Malheureusement, le scénario n’est pas au rendez-vous et c’est vraiment dommage. Je ne doute pas que Jeff Nichols fasse mieux la prochaine fois.

PsychoP@T


Année 2011 : Le Bilan

Le Bilan de PsychoP@T

L’année 2011 se terminant, le temps est aux bilans de tous genres. Pastequeweb ne passe pas outre cette tradition. Je vous propose donc 2 classements :  les films que j’ai le plus appréciés en 2011 et ceux que j’ai raté mais que j’aurais vraiment aimé voir. Pour établir le premier, je me suis posé une question très simples : quels sont les films de 2011 que j’aimerais déjà revoir? Sans plus attendre, voici mes classements!

Black Swan : le gagnant de 2011

   Mes films préférés de 2011 :

1. Black Swan
2. Intouchables
3. Tintin : le secret de la licorne
4. Super 8
5. L’apollonide

   Les films que j’aurais aimés voir en 2011 :

1. L’ordre et la morale
2. The artist
3. Fighter

 

Le Bilan de PastequeMan

Il faut avouer que l’année 2011 a été un cru exceptionnel en terme de cinéma. Dur exercice que de déterminer le top 5 de cette année. Mon top du moment serait:

1. Black Swan
2. The Artist
3. Never let me go
4. 127 heures
5. Fighter

L’outsider de l’année est Les Adoptés, véritable surprise et bouffée d’air frais dans le cinéma français.

La (grosse) déception de l’année est Drive, film esthétique mais plat.


Bienvenue sur Pasteque's Reviews!

Vous trouverez ici des critiques plus ou moins bien écrites, par des gens plus ou moins consciencieux, sur des films plus au moins bien! Toilez-vous bien!
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