Comédie dramatique

Carnage

Carnage

Carnage

Polanski nous revient avec Carnage, l’adaptation de la pièce de théâtre  « Le Dieu du carnage » écrite par Yasmina Reza. L’histoire, quoiqu’originale, est assez simple. Deux couples de parents tergiversent à propos de la bagarre entre leurs fils.

Si le casting est pompeux (Winslet, Waltz, Foster…) et efficace, le film n’en est pas pour autant efficace. Le contexte situe l’action dans un temps et un lieu continu. Nous partageons donc une heure vingt de la vie de ces gens, qui se rencontre dans l’appartement d’un des deux couples. Le film se construit autour des personnages, très caricaturaux, très surfaits mais pourtant tellement proche de ce que nous sommes. On nage dans le faux et la surenchère pour passer des messages un peu lourds.

A cette absence de subtilités s’ajoute une mise en scène plate. Certes, la continuité de lieu et de temps est originale, mais ne tient pas tout le film. L’axe central du film reste les dialogues parfois bien sentis, parfois un peu trop moralisateurs.

Si l’ensemble constitue un film plutôt potable, rien ne vient surprendre ou saisir le spectateur. Presque drôle, je n’ai fait que sourire et pas rire. Le sujet est peut-être à la base bien senti, on a un peu l’impression de voir une pièce de théâtre mal adaptée au cinéma.

Un film gentillet, à regarder si vous en avez l’occasion, assez loin des grands films de Polanski, ce qui semble devenir une mauvaise habitude chez lui ces derniers temps.

Toilez-vous bien.

PastequeMan


Les Adoptés

Les Adoptés

Les Adoptés

Mélanie Laurent n’a pas la côte en ce moment dans mon palmarès cinéma, peut-être parce que je n’aime pas que les américains nous enlève nos bonnes actrices. Certes, mais bon, quand j’ai la possibilité d’assister à une vraie avant-première en présence de ladite demoiselle, je me dis pourquoi pas. Sauf que le film en question est son premier film en tant que réalisatrice et qu’elle joue dedans.

Vu ces prestations quelques peu remarquées lors de la promo de con CD (que je n’ai pas écouté), j’ai craint le pire. Depuis Les petits mouchoirs, je redoute le pire des acteurs qui passent à la case réalisation. Mais là, quand une jeune fille vient se présenter comme actrice, chanteuse et réalisatrice, un doute encore plus gros s’installe en moi.

Les adoptés, c’est l’histoire d’adoptés… Non mais je ne tiens pas à dévoiler l’histoire. J’ai moi-même entièrement découvert l’histoire durant la projection et c’était bien comme ça. Je vais donc tenter de vous convaincre sans dévoiler l’histoire. Tout ce que je peux dire, c’est que ça commence très mal, sur l’image de Mélanie Laurent montant sur scène avec une guitare. Et là, d’un coup, on se dit : « Et merde, je vais voir un film d’auto-promo, avec ces musiques et tout… ». Et bien non, pas du tout.

Sans évoquer le synopsis, je peux pour autant parler des acteurs. Mélanie Laurent, Denis Ménochet, et Marie Denarnaud sont bons. Ils transmettent assez fidèlement leurs émotions et s’ils exagèrent par moment le trait, c’est pour mieux souligner le fait que nous sommes dans un cinéma. On nous raconte une histoire, on ne nous montre pas la réalité. On ne peut pas coller de trop près à cette réalité quotidienne, sous peine d’ennuyer le spectateur, il faut parfois grossir les caractères pour faire ressortir le message. Et c’est une chose que j’ai comprise à posteriori, lors de la discussion avec la réalisatrice.

La mise en scène peut surprendre. Tout se fait par un jeu de mise au point. Le plan focal est très resserré, dès lors, seuls les acteurs (ou ce que veut nous montrer la réal) sont nets, les premier et dernier plans étant flous. Par ce jeu, Mélanie Laurent aiguille sans cesse le spectateur. Au niveau du rythme, le film est très chapitré, ce qui permet de souffler de temps en temps et de bien comprendre ce jeu de mise en scène.

Enfin, je tiens à souligner la sympathie et la simplicité de Mélanie Laurent lors du jeu des questions-réponses avec la salle de cinéma. Elle a répondu à nos questions en toute franchise (du moins il me semblait) et n’a pas fait qu’une simple promo autosuffisante de son premier film.

Vous aurez facilement compris que je me suis laissé séduire par ce film. Les adoptés est une très bonne surprise. Sans être le meilleur film de l’année, il reste un très bon premier film, franchement prometteur. Il est agréable de voir que de jeunes réalisateurs savent nous donner des histoires simples, honnêtes et les mettre en scène de manière tout aussi simple et honnête.

Un film sympathique et un poil émouvant, à la mise en scène bien trouvée, je le recommande à tous.

Toilez-vous bien!

PastequeMan


Un heureux évènement

Un heureux énénement

Un heureux énénement

L’avis de Dust of Stars

Il y a des fois où le plaisir simple de contredire PastequeMan me pousse à enrichir ce blog. Certes, je suis allé plusieurs fois dans ces sombres cavernes voir ces ombres projetées au grand dam du célèbre Platon. La guerre est déclarée, la proie, sucker punch auraient pu ainsi se voir entichés d’une de mes amateures critiques. L’ouverture aux spectacles vivants de ce blog auraient dû me pousser à y laisser mon avis sur Salomé qui été magnifiquement interprêté en septembre à l’opéra Bastille, certes. Mais pour en revenir à mon allégorie de la caverne, qui conclura cette déjà trop longue introduction, je ne peux qu’apprécier la transformation qui s’opère suite au visionnage sur grand écran d’une histoire qui vous touche, et un heureux évènement ne déroge pas à la règle.

L’histoire est simple: la vie ! Celle d’un couple confronté au plus grand des bouleversements qui soient, à savoir la naissance d’un enfant. Barbara et Nicolas sont jeunes et amoureux. Après plusieurs mois passés ensemble, ils décident d’avoir un enfant. Rémi Bezancon nous livre ici une vision intime et partisane de la maternité, et de tous les changements qui s’en suivent.

Si en 2008, vous aviez apprécié le premier jour du reste de ta vie, vous ne devriez pas déroger à la règle, cette fois-ci. N’ayant pas lu le livre, je ne saurais dire jusqu’à quel point l’adaptation du roman d’Eliette Abeccassis est fidèle à l’esprit du livre, mais j’ai apprécié le parti pris de cette vision d’une partie charnière de la vie d’un jeune couple.

Tout y passe, les relations mère/enfant, père/enfant, père/mère,mère/belle-mère,mère/grand-père… Bref (pour reprendre le concept d’une série qui cartonne sur Canal +), je pense que chacun du public arrivera à trouver un intérêt personnel dans ce film, même si évidemment les jeunes couples potentiellement futurs parents se délecteront de chaque instant du film.

Un mot pour dire que les acteurs font pour moi un travail très pro; ils mettent leur charisme au service de l’histoire. Ainsi Louise Bourgoin nous apparaît naturelle, à l’opposé de son rôle de femme fatale dans La fille de Monaco. On retrouve la même fraîcheur de Pio Marmaï que dans le Premier jour du reste de ta vie. Les seconds rôles comme Josiane Balasko, Anaïs, Daphné Bürki ou encore Lannick Gautry apportent chacun et avec justesse leur pierre à l’édifice.

Pour reprendre les célèbres mots d’un grand homme et en vous conseillant d’aller voir ce film, il ne me reste qu’à vous dire un seul mot :
« Toilez-vous bien ! »

Dust of Stars

Le contre-avis de PastequeMan

Douloureux accouchement

Partageant de façon régulière l’avis de mon oeil amateur sur le site SensCritique, je ne construirai pas ma critique en en forme de réponse à celle de Dust of Stars, mais de manière habituelle, certes pas objective, mais sincère.

Ayant découvert Rémi Bezancon par son film ‘Le premier jour du reste de ta vie’, frais et sincère, je misais gros sur ‘Un heureux évènement’. Assez convaincue par la bande annonce, je me suis laissé à penser que le réalisateur, avec sa touche particulière, nous dresserait ici un tableau saisissant des conséquences de la maternité.

Parlons tout d’abord des acteurs. Pas très habiles, ils peinent à nous faire partager leurs sentiments. Si Louise Bourgoin et Pio Marmaï sont très peu franc dans leur jeu et leur échange, Balasko relève un peu l’ensemble, par l’amertume qu’elle dégage. Le choix du réalisateur de multiplier les scènes de sexe sont dommageable à l’ensemble du film. On a un peu l’impression qu’on cherche toutes les deux minutes à nous montrer les seins de Louise Bourgoin. Ce n’est certes pas désagréable, mais ça ne sert pas le film.

Mais ce qui laisse le plus un goût de déception dans la bouche c’est la narration dans l’ensemble. Un tel sujet -le rapport à la maternité, dans tous ces doutes- méritait d’être traité en profondeur, mais également en subtilité. Je concède que les thèmes cruciaux sont abordés et pas seulement survolés, mais est-il nécessaire d’ajouter à chaque question une forme de réponse en voix off? Tout comme le sujet de sa thèse, ces élocutions sont chiantesques, au point que je ne comprenais pas forcément ce qu’elle évoquait.

Cette lourdeur est assommante. On regrette que le jeu des acteurs, accompagné de silences et de regards ne suffisent pas à faire passer le message pourtant bien travaillé.

Un heureux évènement manque de subtilité et de passion pour convaincre, mais reste néanmoins  un film tout à fait regardable. L’aspect très négatif de cette critique provient naturellement de ma déception, mes espoirs placés dans Rémi Bezancon ayant chus comme un chateau de cartes sous le souffle roque d’une femme enceinte jusqu’au cou en plein travail…

Toilez-vous bien!

PastequeMan


Bienvenue sur Pasteque's Reviews!

Vous trouverez ici des critiques plus ou moins bien écrites, par des gens plus ou moins consciencieux, sur des films plus au moins bien! Toilez-vous bien!
  • Meilleures Notes

  • Wikio et +1

    http://www.wikio.fr



  • FeedBurner RSS

  • PastCorp Google+
    Jarrah theme by Templates Next | Powered by WordPress