Drame

Black Coal

Black Coal

Black Coal

Ça jette un froid, mine de rien…

Bien qu’évitant de manière générale les bandes-annonces des films, tant leur qualité en France est lamentable et violent l’intégralité du film, et le spectateur au passage, c’est pourtant bien la BA de ce film qui m’a décidé.

Le film creuse son intrigue autour d’une sombre histoire de meurtre, les morceaux du cadavre étant éparpillés façon puzzle dans toute une province chinoise. S’en suit une enquête assez laborieuse, d’un ex-flic sur la repentance.

L’ambiance générale du film est assez particulière. Les émotions des chinois nous semblent exacerbées, mais apparaissent plus comme des traits culturels qu’un quelconque sur-jeu. Cet excès de folie, rappelant par certains points les films coréens, est contrebalancé par un silence sonore excellemment mis en valeur. Le son de la neige craquant sous les pieds des acteurs nous donne des frissons en plein été.

Si le scénario n’est pas une mine de trouvailles, c’est bien le rythme, inhabituel, et l’ambiance, glaçante, qui font de ce film un bon thriller, agréable à découvrir et efficace.

Toilez-vous bien !

PastequeMan


Deux jours, une nuit

Deux jours, une nuit

Deux jours, une nuit

Deux jours (à tuer), une nuit (en enfer)…

Tel un phénix renaissant de ces cendres, ce blog surgit des poussières du net pour rejaillir tout neuf et tout beau… Ou pas…

Quel meilleur film choisir qu’une potentielle Palme d’Or à Cannes pour redémarrer mon blog en beauté? Car effectivement, je crois que les frères Dardenne seraient en passe de rafler de nouveau l’objet tant convoité. Mais comme ils possèdent déjà une paire de palmes, je doute que cela ce produise.

Deux jours, une nuit est un petit calvaire. Traitant d’un sujet pas très palpitant, il navigue sur les flots plats de la lassitude. Une femme part en campagne pour le second tour d’une élection entre son licenciement et un prime annuelle, l’ensemble du corps électoral étant composé de ses  potentiels futurs ex-collègues de travail. Saupoudrez le tout d’une bonne dose de Xanax, voir deux et vous obtenez un film bien mièvre.

L’apathique Cotillard me laisse de marbre, de même que l’ensemble du casting. Pour un film se voulant plongeant en plein pathos, on se fourvoie bien vite dans le pathétique. Le message politique bien lourdingue, du combat du vaillant travailleur contre le diabolique patron est rasséné sans relâche, justifiant sans aucun argumentaire les 32 heures de travail par semaine… La caméra se veut discrète, et elle l’est. Au point qu’on se demande pourquoi nous servir une mélasse de bons sentiments et morale bobo-isante, plutôt qu’un vrai documentaire.

Les frères Dardenne touchent le jury de Cannes au plus profond de leur coeur, car ils partagent avec eux une fausse vision bien-pensante du monde. Ils s’imaginent cerner avec succès le drame de la vie quotidienne des petites gens, mais passent totalement à côté de leur sujet. Tant de bienveillance charmera toute l’intelligentsia cannoise, mais s’avère être d’une fausseté navrante.

Heureusement pour vous, le film est plutôt court, ce qui nous permet de bien vite s’échapper de toute cette misère humaine pour rejoindre nos pénates bien plus joyeuses, en se sentant certainement bien plus socialiste qu’avant d’avoir vu ce film de propagande.

Camarades, toilez-vous bien!

PastequeMan


Hijacking

Hijacking

A mon tour de participer au déterrage de ce blog! Si cela peut vous rassurer, depuis mon dernier billet sur ce blog, j’ai vu tout un tas de film. Récemment, j’ai d’ailleurs vu pas mal de blockbuster mais aucun ne méritait vraiment ce critique. Que dire de plus que « bah bof, un de plus… »?

Heureusement, ma sortie ciné d’aujourd’hui m’a donné envie d’écrire à nouveau. Comme le titre l’indique, je suis allé voir Hijacking. Il s’agit d’un film danois diffusé dans assez peu de salles (121 alors qu’il y en a un peu plus de 800 projetant Wolverine actuellement). Comme les anglicistes que vous êtes doivent s’en douter, il traite de piraterie et du détournement d’un cargot danois (cela a son importance) au milieu de l’océan indien. Le film joue sur les contrastes. L’intrigue est suivie de deux points de vues : celui du cuisinier de bord pris en otage et celui du PDG de la société qui possède le navire et mène les négociations. Bien que très différents, ils ont plusieurs  points communs. Ils veulent que tous les otages s’en sortent et surtout, ils n’ont qu’une vision très partielle de la situation. Les preneurs d’otage entretiennent le flou et, tout comme les deux personnages principaux, le spectateur navigue à vue. Ceci est rendu possible par une réalisation très réaliste (pour ne pas dire artisanale) mais qui s’avère être extrêmement efficace.

Le scénario est lui aussi très réaliste. On a vraiment le sentiment d’être plongé dans une prise d’otage. Les clichés les plus faciles ont été évités et, tout au long du film, tout reste possible. Quel que soit le moment, on est pris dans le jeu des négociations et on arrive à ressentir la pression subie par les protagonistes. De nombreux films s’y sont déjà essayé et c’est une mayonnaise très difficile à faire monter.

Il s’agit donc d’une très bonne surprise de cette été. Pour continuer avec les métaphores culinaire : enfin un film qui a du goût à côté de tout ces blockbuster bien fades! J’espère donc que vous découvrirez avec autant de plaisir que moi la cuisine danoise.


Bienvenue sur Pasteque's Reviews!

Vous trouverez ici des critiques plus ou moins bien écrites, par des gens plus ou moins consciencieux, sur des films plus au moins bien! Toilez-vous bien!
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