Fantastique

Harry Potter et les reliques de la mort – partie 2

Harry Potter et les reliques de la mort - partie 2

Harry Potter et les reliques de la mort - partie 2

Dix ans après le premier film, Harry Potter achève enfin son épique aventure, au terme de huit films. Enfilons une dernière fois les chapeaux de sorcières et brandissons nos balais et baguettes pour crier des « abracadabra » dantesques dans un flot de lumière, menant tout droit à la bataille finale.

Car, en effet, ce dernier volet du dernier volet (entendez par là, la seconde partie du dernier film) se concentre sur la dernière bataille, des gentils contre les méchants. Loin de moi l’envie de dénigrer et traîner dans la boue l’œuvre d’une vie et la seule raison de vivre de milliers (millions?) de fans, il faut avouer que l’histoire se résume en gros à ça: les méchants attaquent, les gentils se défendent et il faut tuer le chef des méchant, celui des gentils étant déjà mort.

Le film commence sur de très mauvaises bases. Déjà, c’est la suite du premier… Souvenez-vous, mon avis était quelque peu partagé. Si dans l’ensemble David Yates sait nous proposer un visuel travaillé, j’ai vite été perdu dans les recoins du scénario, n’arrivant pas à compter ces fameux Horcruxes, et ne comprenant pas vraiment le sens du des reliques de la mort (non non ce ne sont pas des reliques qui roxxent, mais bien les reliques de la madame encapuchonnée et prête pour récolter les blés). Soit, 6 mois sont passés, entre les deux films, j’espère donc un petit résumé pour me rafraîchir (avec ces chaleurs estivales, ce serait de bon goût) la mémoire, un peu fragile. Que nenni! Tu peux te brosser Martine! Le premier quart d’heure devient donc un supplice pour le non expert, qui doit farfouiller dans les tréfonds de ses souvenirs pour recoller les morceaux!

Si quelques interrogations de la première partie sont levées, on ne peut pas dire que ce soit avec brio: « ah oui, l’épée qui apparaît par magie (en même temps, dans le monde d’Harry Potter, la magie…) oh ben… on va dire qu’on l’avait volée… hein… ça donne une bonne excuse pour qu’elle soit là non? »… Bref, une petite excuse à deux francs six sous qui ne me convint qu’à moitié… (je vaux donc 4 francs et douze sous). Mais ce n’est pas le pire du scénario. Les pseudo-retournements de situation sont téléphonés au possible… Pour tout dire, l’acolyte du méchant qui était en fait un agent double, je l’ai deviné depuis le premier film (véridique). C’est bien là qu’on se rend compte de la pauvreté de l’histoire. Une histoire au début pour les enfants, certes, mais qui aurait dû évoluer avec eux! Nous sommes là en présence d’adolescents, les lecteurs l’étaient aussi à la sortie du livre. Alors qu’une vrai réflexion s’ouvrait, sur la question du sacrifice d’un au profit de tous, une astuce scénaristique nous vole le peu de profondeur qu’il restait. Enfin, si certains passages nous offre une immersion au sein d’une bataille mémorable, proche de celle du gouffre de Helm (avis aux connaisseurs), le finish est assez mou du genou…

Techniquement parlant, les effets sont plutôt jolis. La 3D n’est pas nécessaire, mais pas désagréable dans les scènes de synthèse. Le manque de profondeur se fait légèrement sentir par moment, mais ce n’est pas particulièrement gênant. Si Daniel Radcliffe s’en sort avec les honneurs, Rupert Grint et Emma Watson m’ont un peu chagriné dans certaines scènes où ils surjouent allègrement et perdent toute leur crédibilité. Je soulignerai enfin la musique du frenchie Alexandre Desplat, reprenant les thèmes majeurs de la série créés par le génie John Williams. David Yates nous montre une fois de plus qu’il sait faire des films qui parlent à tout le monde. Si la première partie m’avait parue un peu saccadée, en grande partie à cause du condensat d’information à faire parvenir au spectateur ignare des livres, cette seconde partie est bien plus fluide. Malgré un début difficile, Yates nous fait ressentir les enjeux de la bataille de Poudlard. Dynamiquement mené, le combat final ne doit son échec qu’au scénario, bien peu héroïque à mon gout. Si des morts il y en a, le sens du sacrifice n’est pas assez exacerbé. Utiliser un film ou un livre pour faire passer des valeurs et des messages est essentiel, je trouve cet atout un peu survolé ici.

Harry Potter 8 est donc un film intéressant, passant par de grands moments épiques, ne sachant pas mettre en avant les moments dramatiques et s’achevant avec facilité sur de fausses révélations et une conclusion bien morne. Je le recommande pour conclure cette saga, qui aura été bien trop gentillette à mon sens. Ravi que ce soit fini, je ne regrette pour autant pas d’avoir participé à cette grande aventure.

Toilez-vous bien!

PastequeMan


Pirates des Caraïbes : la Fontaine de Jouvence

Pirates des Caraïbes : la Fontaine de Jouvence

Pirates des Caraïbes : la Fontaine de Jouvence

Après un premier film très surprenant et réussi, un second en deux parties un peu moins bon, Jack remet le couvert pour un quatrième opus. On le retrouve cette fois-ci à courir après la fontaine de jouvence.

L’histoire de ce « Pirates » commence directement avec le jugement de Jack Sparrow, pirate connu et reconnu. Sans une once d’introduction, nous voilà lancés à la poursuite de la fontaine de jouvence.

Mais tout cela se met en place d’une façon un peu lourde à mon goût. Si on retrouve bien les éléments qui fond Pirates des Caraïbes (un objectif, des éléments à rassembler, des bateaux et pas mal d’humour…), il manque un liant, une âme au film.

On a un peu l’impression qu’on nous ressert encore la même chose, au point que même Depp ne nous convainc plus. Par-delà ces reproches, la Fontaine de Jouvence reste agréable à regarder. La 3D est bien fichue et pas envahissante, les effets spéciaux sont de toute beauté.

Bref, un nouveau Disney qui se contente d’approfondir un univers sans se renouveler, mais finalement, n’est-ce pas ce qu’on demande?

Toilez-vous bien!

PastequeMan


The Tree of Life

The Tree of Life

The Tree of Life

Terrence Malick a une renommée qu’on pourrait croire un peu surfaite. Un réalisateur qui pond six films en 40 ans mais dont le dernier est plus qu’attendu, cela semble un peu Kubrickien tout ça… Pour ma part, je n’ai vu que La Ligne Rouge et j’en garde un souvenir particulier: « Fichtre, je crois n’avoir pas compris le film dans toute sa grandeur ». Mais à l’époque, je n’étais qu’un cinévore et je n’avais pas encore mué en cinéphile.

J’ai donc vu et apprécié The Tree of Life avec un regard relativement neuf et candide sur Malick. The Tree of Life n’a pas vraiment d’histoire… ou plutôt tout un tas d’histoires… On y découvre la création de l’univers, peut-être aussi sa fin, l’apparition de la vie sur Terre, peut-être aussi l’apparition d’une divinité, la jeunesse dans les années 50 d’un garçon, peut-être aussi la vie de Sean Penn de nos jours… Bref, on y trouve tout un tas de chose, on y voit ce qu’on a envie d’y voir. Le tout est mêlé d’une empreinte psychologique, permettant d’accrocher le spectateur ou de le perdre un peu plus (comme je le fais avec vous en ce moment). Tout cet onirisme ambiant pourra plaire à certains, mais dégoûter d’autres.

On ne peut pas remettre en cause le jeu des acteurs. Si Sean Penn est largement absent (par le scénario j’entends), Pitt campe avec brio un père sévère des années 50. Mais c’est certainement Hunter McCracken qui interprète le mieux son rôle d’enfant en proie au doute, à la rébellion, au complexe d’Œdipe (quand je dis que chacun y voit ce qu’il veut dans ce film…)…

Ce qui caractérise le plus ce film est la beauté intrinsèque qui en découle. Chacun plan, chacun image est minutieusement préparé. Je pense notamment au passage relatant la création de l’univers. Cette scène fut pour moi le déclic qui m’a fait basculé d’un film légèrement soporifique à un film poétique et esthétique.

Malheureusement, tout cela est long… trop long… J’ai été conquis par le film car il propose une esthétique fouillée et rare, des acteurs fabuleux, mais le message métaphorique est lourd à digérer. J’ai interprété le film comme un éloge à l’amour, à la vie et surtout à une divinité (je vous invite à lire ma critique sur SensCritique pour bien saisir mon interprétation). C’est un retour aux bases de la psychologie humaine. Mais tout cela est un peu englué dans d’autres choses. On dénote certaines fautes de goût (je reste encore surpris de voir apparaître des dinosaures assez laids au milieu de tout cela).

Certaines critiques comparent à juste titre cette oeuvre à 2001 L’odyssée de l’Espace; parfois, on s’ennuie profondément. Infiniment plus beau et subtil que le film de Kubrick, The Tree of Life est une expérience à vivre, qui vous fera peut-être vibrer par moment, mais qui vous laissera, je n’en doute pas, déçu. A réserver au plus cinéphiles d’entre vous!

Toilez-vous bien!

PastequeMan


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