Historique

L’Ordre et la Morale

L'Ordre et la Morale

L'Ordre et la Morale

Les films militaires inspirés de faits réels ont la cote en ce moment. Entre L’assaut et Forces spéciales, notre Kassovitz national rouvre les plaies cicatrisées des tensions entre le gouvernement Français et les kanaks. Le film qu’il nous présente ici transpire de réalisme et de parti pris.

On ne peut pas vraiment juger la trame principale de l’histoire, car dictée par l’Histoire. A la veille des élections présidentielles de mai 1988, des indépendantistes kanaks prennent en otage une trentaine de gendarmes sur l’île d’Ouvéa.  Philippe Legorjus, capitaine du GIGN et négociateur va devoir composer avec les volontés politiques, militaires et Alphonse Dianou, chef des preneurs d’otages. Par contre, on peut juger Matthieu Kassovitz sur sa façon de la raconter.

Optant pour une approche sobre mais subjective, il dresse un portrait sévère de l’armée française, mais surtout de ces hommes politiques, pour qui une vie vaut simplement un millier de vote. Plutôt que de faire évoluer psychologiquement son personnage, il trace une ligne de conduite qu’il suivra durant tout le film. Pris dans le jeu politico-militaire, Legorjus n’aura pas une révélation qui le fera tomber dans un extrême, mais devra composer avec les volontés supérieures, essayant tant bien que mal de respecter son intime conviction.

Si le jeu des acteurs est assez basique (pour ne pas dire mauvais pour certains, notamment la classe militaire), la direction artistique est remarquable. Passons outre les quelques incrustations de Puma malencontreuses (sans soutien de l’Armée de Terre, les prise de vue sont difficiles) pour nous attacher à la mise en scène. Le film est ponctué de long plans-séquence, mettant en avant une fluidité de l’action. Et l’action se veut elle aussi réaliste. Les différentes scènes de guerre nous plongent dans un réalisme pointilleux, où les rafales fusent, la confusion s’installe et les explosions américaines s’abstiennent. Parfaitement rythmé, les deux heures et quart passent inaperçues.

Particulièrement efficace, L’ordre et la Morale s’impose comme un film à la limite du docu-fiction. Sans s’enorgueillir de fioritures qui pourraient tuer le film, il livre une analyse tranchée et acerbe d’une réalité politique. Brillamment mise en scène, mais péchant par le jeu d’acteur, L’Ordre et la Morale est à voir, pour s’instruire,  prendre la mesure de la position délicate des décideurs militaires et se demander s’il convient de choisir entre un ordre et sa morale pour faire respecter l’ordre et la morale.

Toilez-vous bien!

PastequeMan


Diplomatie

Diplomatie

Diplomatie

Maj: Diplomatie reprend du 1er Octobre au 31 Décembre. J’en profite pour mettre en avant la critique que j’en avais faite!

Pour continuer dans le théâtre, je vais cette fois-ci aborder une pièce beaucoup plus sérieuse que la précédente, Diplomatie.

Tout d’abord, il faut savoir que j’ai basé ma décision uniquement sur l’affiche (une mauvaise habitude qu’il faudrait voir à perdre). En effet, le nom de la pièce était suffisamment intriguant pour avoir envie d’aller voir plus loin, surtout quand on voit la distribution: Niels Arestrup et André Dussolier.

Cette pièce traite donc de l’heure qui à précédé l’imminente destruction de Paris, à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, alors que les allemands se préparaient à fuir la ville. On nous raconte ici ce qui a pu se passer dans le bureau du général von Choltitz et qui l’a mené à sauver notre capitale.

La puissance de la pièce, outre ces deux acteurs qui en imposent, tient au fait qu’il n’y a qu’un levé de rideau. La temporalité de la pièce respecte celle du spectateur et c’est assez rare (je crois) pour être souligné. Nous avons donc vraiment l’impression d’être la petite souris qui permet aux secrets de l’Histoire de ne pas tomber dans l’oubli.

Le décor est bien agencé, dynamique. Les deux acteurs n’ont plus rien à prouver. Le seul point étonnant est l’accent pris par Niels Arestrup. Bien que tous les protagonistes soient allemands ou suédois, seul Arestrup prend un accent allemand.

On assiste au final à une pièce bien construite, aux dialogues pas forcément intenses, mais cette intensité réside dans la façon de jouer. On ressort en comprenant mieux la définition du mot diplomatie.

Poignante, cette pièce nous dévoile la volonté et les doutes de deux hommes qui ont peut être sauvé Paris d’une destruction certaine.

Ridez-vous bien!

PastequeMan


Le discours d’un roi

Le Discours d'un roi

Le Discours d'un roi

L’affiche de ce film est suffisamment bien faite pour m’intriguer et m’accrocher. La bande-annonce puis les nominations aux différents prix cinématographiques n’ont eu pour effet que de confirmer mon choix.

Et je dois avouer que je n’ai pas été déçu.

Le film raconte le travail du roi Georges VI sur sa voix pour étouffer son bégaiement. Rien de surprenant, mais assez intéressant pour ne pas s’ennuyer durant le film, et même s’amuser de temps en temps.

Comme on peut s’y attendre, le jeu des acteurs est remarquable, les décors saisissants. La mise en scène n’est pas révolutionnaire mais gracieuse et dans le sujet.

Pas besoin de s’épancher de trop, ce film est magnifique.

Toilez-vous bien!

PastequeMan


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