Policier

Black Coal

Black Coal

Black Coal

Ça jette un froid, mine de rien…

Bien qu’évitant de manière générale les bandes-annonces des films, tant leur qualité en France est lamentable et violent l’intégralité du film, et le spectateur au passage, c’est pourtant bien la BA de ce film qui m’a décidé.

Le film creuse son intrigue autour d’une sombre histoire de meurtre, les morceaux du cadavre étant éparpillés façon puzzle dans toute une province chinoise. S’en suit une enquête assez laborieuse, d’un ex-flic sur la repentance.

L’ambiance générale du film est assez particulière. Les émotions des chinois nous semblent exacerbées, mais apparaissent plus comme des traits culturels qu’un quelconque sur-jeu. Cet excès de folie, rappelant par certains points les films coréens, est contrebalancé par un silence sonore excellemment mis en valeur. Le son de la neige craquant sous les pieds des acteurs nous donne des frissons en plein été.

Si le scénario n’est pas une mine de trouvailles, c’est bien le rythme, inhabituel, et l’ambiance, glaçante, qui font de ce film un bon thriller, agréable à découvrir et efficace.

Toilez-vous bien !

PastequeMan


Millenium : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes

Millenium : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes

Millenium : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes

Un faux con

Suite à une longue attente, j’ai enfin pu poser mes yeux sur l’adaptation de Fincher du grand roman suédois de Larsson.

Posons les bases tout de suite, j’ai lu les livres il n’y a que quelques mois, autant vous dire que je connaissais l’histoire et qu’il fallait donc pas mal de culot pour me convaincre. Et j’y ai cru, Fincher étant ce qu’il est, j’ai effleuré, pour ne pas dire saisi à pleine l’espoir d’aimer ce film.

Pour l’histoire, je vous renvoie au livre éponyme. Une sombre histoire de jeune fille tuée quarante ans plus tôt.

Là où la magie opère, c’est que Fincher a su retranscrire avec une exactitude troublante ma vision des personnages et des lieux. La gloire en revient-elle à Larsson, qui pourrait avoir dressé un tableau littéraire si bien documenté qu’il en devient commun à tous, ou à Fincher, pour avoir peint cette peinture telle que je la voyais ? Bonne question… Au niveau prise de vue, Fincher est efficace mais à des lieux de ses prises de risques antérieures. On note bien que la photographie sert l’ambiance générale, mais il manque un peu de piquant. Je n’ai vibré qu’à très peu de moments, à mon grand dam…

Là où je pensais voir du grand Fincher, dans les recoins les plus sombres du livre, on nous sert un film pour une Amérique bien puritaine (avec un bout de téton certes…). La scène de viol, devant être une apothéose de cru et de violence, est finalement reléguée loin derrière une simple scène de cul qui en montre bien plus.

Pas assez viscéral (et ce dans tous les sens du terme), j’ai adoré retrouver les décors tout droit sortis de ma tête, mais j’ai été très déçu par le manque de surprise pour quiconque aurait lu le livre éponyme. Pourtant, le générique, très jamesbondien, plonge immédiatement dans l’ambiance, sombre et mystérieuse, dressant une véritable métaphore des livres (sauf que j’ai plus l’impression de voir une abeille qu’un guêpe, mais bon…). Une vraie petite déception, pour moi qui en attendais tant.

Je ne sais pas si l’adaptation de la suite est prévue, mais j’avoue que je ne m’en soucie guère : les deux livres suivants sont moins bien, il n’y aura aucune surprise de plus (il n’y en pas dans celui-ci) et cela paraitra encore plus long que ce film, qui m’a semblé bien assez long, malgré les raccourcis employés.

Un film à conseiller à ceux qui veulent une bonne intrigue et de jolis acteurs, pour peu qu’ils n’aient pas lu le script avant !

Toilez-vous bien !

PastequeMan


Sherlock Holmes : Jeu d’Ombres

Sherlock Holmes : Jeu d'Ombres

Sherlock Holmes : Jeu d'Ombres

Un travail de lumière

Après un premier film assez inégal (très bon rythme au début, puis profonde lassitude), le trio Ritchie-Law-Downey remet le couvert pour un second volet du célèbre détective Sherlock Holmes, affublé de son fidèle disciple, le docteur Watson.

Sherlock et son acolyte affrontent leur non moins célèbre ennemi, le professeur Moriarty, véritable Napoléon du crime. La trame se lève sur un fond de Guerre Mondiale, les tensions en Europe étant à leur comble. Le duo de compères devra comprendre ce qui se trame et stopper le professeur dans ces sombres desseins.

Le premier film a placé les personnages, dans leur époque mais aussi dans leur caractère; Watson, posé et bientôt marié, Holmes, hyper-actif et incontrôlable. On retrouve ici ces traits psychologiques, mais ils sont plus stables et compréhensibles que dans le premier acte. Si Sherlock nous semble toujours aussi fou, son personnage reste assez constant durant le film.

De même que les personnages sont traités avec plus de rigueur, le scénario se dévoile au fur et à mesure, selon une logique de déduction propre à une aventure de Sherlock Holmes. Sans être extrêmement novateur, le film réussi à maintenir l’attention du spectateur. Si j’ai eu peur de m’ennuyer à partir de la seconde moitié du film (certainement car ce fut le cas pour le premier film), ce doute s’est vite dissipé, dès ces quelques longueurs éclipsées par les rebondissements scénaristiques bien maîtrisés.

Guy Ritchie contrôle beaucoup mieux sa réalisation dans cet épisode que dans le précédent. Très esthétique mais mal rythmée, elle lassait dans le premier volet de la saga (le scénario du 3 étant déjà sur les rails, je crois que nous pouvons parler de saga). Ici, tout en abusant du slowmo (ralenti pour les anglophobes), Ritchie ne tombe pas dans ses travers et reste égal tout le long du film. Nous avons donc droit à de fabuleuses scènes d’actions, toujours tournées de façon épiques. Chaque conclusion d’une passe d’action est dantesque. Et ça tombe bien car c’est ça que je recherchais.

Si au final, le trio ne nous propose pas ici un film grandiose, il nous livre un très bon film de divertissement, certes assez loin de l’image propre et stricte que peut habituellement renvoyer Sherlock Holmes. Ce Sherlock, sale et mentalement malade, ravira les fans d’action et de récits mêlant intrigue, aventure et gros flingues (quoiqu’en 1891, on ne soit pas très bien servi de ce point de vue là…).

Toilez-vous bien

PastequeMan


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