Série TV

Lost

Lost -saison 6

Lost

L’avis de PastequeMan

Je me permets d’exhumer des cartons cette vieille critique de la série LOST initiée par Dust of stars (qui n’est plus très actif sur ce blog…). Je viens en effet de finir cette série.

Plutôt que juste faire une présentation sommaire de la série, je vais essayer de donner mon avis. Il faut savoir que je suis totalement passé à côté du phénomène LOST au début. J’ai regardé des épisodes de la première saison, mais j’ai vite compris que le principe de la série était principalement de poser des mystères sans y apporter de solution. J’ai préféré attendre que la fin de la série soit annoncée avant de m’y lancer, sachant alors que je n’aurais pas la mauvaise surprise d’apprendre que la série s’achève en eau de boudin, sans profiter d’un vraie fin.

Les premiers épisodes étant assez intéressants, je me suis laissé dire que les scénaristes avaient construit toute une mythologie autour de l’île, avait déjà les grandes lignes des mystères qu’ils dressaient au fur et à mesure de l’avance inexorable des occupants de l’île. J’ai donc entrepris de noter frénétiquement chaque détail, afin de voir si la série allait proposer des solutions à chacun d’entre eux.

Mais dès la deuxième saison, on se rend vite compte que certains mystères disparaissent au profit d’autres. Au final, plus on avance, plus on se rend compte que les auteurs eux-mêmes ne savent pas vraiment où ils nous emmènent ni comment se sortir de ce mauvais pas. Ils ont sentis qu’ils perdaient pieds et ont opté pour clôturer la série en essayant de résoudre le plus de mystères possible. La saison finale est donc un enchaînement de réponses. Les nombre d’invraisemblances, d’incohérences et de questions en suspend explose alors, laissant un goût de tromperie de la part des auteurs.

Jusqu’au dernier moment, j’ai cru percevoir une explication, pas rationnelle, pas très scientifique.

Spoiler Inside SelectShow

Dans les points positifs, on notera que chaque personnage est assez bien travaillé, que nous pouvons être parfois amenés à nous poser des questions un peu plus réflexives. Mais globalement, ce qui fait le liant dans cette série c’est d’avoir berné le spectateur en lui promettant monts et merveilles, avec en conclusion une histoire palpitante et cohérente. Échec sur toute la ligne.

Suite à cette désillusion quant au fond, qu’en est-il de la forme? Il faut avouer qu’il est fort plaisant de voir une série qui se renouvelle au fur et à mesure des saisons. Même si elle ne se suffit pas à elle même (il faut vraiment voir l’intégralité de la série pour en retirer quelque chose), chaque saison sait se construire sa propre identité, dans un style assez différent. Enfin, l’ambiance artistique de la série est plaisante.

Je conclurai en disant que LOST est une belle déception, un soufflé qui s’effondre rapidement. Si une fin bancale aurait pu sauver la crédibilité de la série à mes yeux, l’épilogue proposé ici est assez mauvais. En somme, l’idée de la série en elle même est bonne, mais la forme n’est pas adéquate. Je pense que produire une série en deux saisons de dix épisodes (à la mode HBO), au scénario tortueux mais cohérent et bien construit aurait donné une aventure extraordinaire. L’impression ressentie, après six saisons à languir d’impatience, est d’avoir été floué sur la marchandise, malgré un très beau packaging…

L’avis de Dust of stars

Dust of stars récidive et va attiser la curiosité de nombreux fans, dont notre cher PsychoP@t. La sixième et dernière saison de Lost a débuté mardi dernier aux États Unis,  allant même jusqu’à obliger Barrack à déplacer son discours sur l’état de l’union!

Alors pourquoi parler d’une série télévisée sur un blog de « critique » cinéma? D’abord parce que je fais ce que je veux tant que PasteMan ne m’en retire pas les droits ! Ensuite parce que Lost est plus qu’une série.

En effet, chaque épisode est tourné comme un véritable film, avec des musiques très bien choisies et des effets spéciaux que certains réalisateurs français envient! On peut noter par exemple que le coût du pilote du premier épisode s’élève à plus de 10 millions de dollars.

Nous suivons donc pour la dernière saison la survie des rescapés de l’écrasement du vol 815 d’Oceanic Airlines sur cette île mystérieuse située quelque part dans l’océan Pacifique sud.

Les réalisateurs, J.J. Abrams et Damon Lindelof, nous ont déjà averti ne pas répondre à tous les mystères qu’ils ont tissés. Toujours est-il que nous allons pouvoir nous délecter une fois encore des flashbacks et des flashforwards et nous interroger sur les questions de destinée, de relativité, de mythologie, de croyance et d’inéluctabilité…


Braquo

Moi non plus, je n’ai pas trop le temps d’aller au cinéma en ce moment : pas mal de boulot et puis il fait froid… Alors je reste à la maison et je regarde la télé!

Je vais donc inaugurer un nouveau type de critique : la série TV. J’ai décidé de vous parler de Braquo. Cette série a été diffusé sur Canal+, il y a quelques temps. Vous avez surement du en entendre parler même si vous êtes pas abonné : elle a été créée par Olivier Marchal. C’est LE maître actuel du polar français : il a réalisé 36, quais des orfèvres et MR 73. Il n’y a pour l’instant qu’une saison de 8 épisodes mais une saison 2 serait en préparation….

Pour l’histoire, ça m’a un peu fait penser à un « The Shield » à la française. Qui dit à la française dit beaucoup moins asseptisé et PC (comme diraient nos camarades de l’autre côté de l’atlantique)… Cela dit aussi un autre casting : on a pas un chauve body buildé pour premier rôle mais un Jean Hugues Anglade. Ceci étant, c’est déjà pas mal. Jean Hugues Anglande c’est quand même des rôles dans Léon et Nikita et puis même si il est pas body buildé, il est plutôt bien conservé. Au long des 8 épisodes, on suit donc un groupe de flics aux méthodes un peu spéciales qui évidement se retrouvent dans la merde jusqu’au cou. Quand on croit qu’ils ont touché le fond, on a l’impression qu’ils vont chercher un tracto-pelle pour aller encore plus profond.

Le pitch est donc pas très original mais efficace. Associé à l’atmosphère sombre et violente qu’Olivier Marchal sait créer, cela donne un cocktail dont on a envie d’être resservi! Côté réalisation et jeu d’acteur, j’ai trouvé cela un peu mou : j’aurai aimé être un peu plus bousculé… Nevertheless, je serais au rendez vous de la saison 2!

PsychoP@T


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