Tag: Gary Oldman

The Dark Knight Rises

The Dark Knight Rises

The Dark Knight Rises

Le riz de la nuit noire…

Après un Inception bien mais dispensable, Nolan revient pour conclure son histoire avec notre homme chauve-souris. Il faut savoir que je pars avec des aprioris assez positifs : j’aime beaucoup les travaux de Nolan, ceux de Bale également, j’ai adoré les deux premiers volets et je ne connais rien de Batman hormis les précédents films et la série TV des années 90.

On retrouve Bruce Wayne 8 ans jour pour jour après qu’il ait raccroché le costume sombre, qu’il va devoir renfiler pour faire face à Bane (et Catwoman aussi (pas l’enfiler, lui faire face…)) bien décidé à semer le chaos dans un Gotham tout propre de ses criminels.

Pas de doute, Nolan a le sens de la mise en scène. Après une entrée en matière fracassante, le réalisateur nous livre un Wayne désabusé, devant faire face à l’un de ces plus grands adversaires. Sans atteindre le paroxysme de The Dark Knight, le film installe un rythme agréable, sans réel temps mort, mais fort d’un ralentissement central, pour marquer l’évolution de ses personnages.

Car le film s’étend sur de longs mois, nos héros ayant donc le temps de murir ou pourrir, c’est selon. L’ensemble des prises de vues, toujours léchées de près, assure une grande cohérence avec l’état d’esprit dépeint. Beaucoup regretteront de ne pas atteindre un orgasme d’action, d’épicurisme d’épiquisme d’épique, de ne pas sentir d’avoir à faire à deux surhommes. Pourtant, Nolan n’a jamais caché faire un Batman réaliste, tout guindé dans sa combinaison anti-émeute, bien peu pratique mais très protectrice. Ce film symbolise tous les doutes du héros solitaire, ces peurs ou leurs absences, et leur signification.

On peut bien sûr reprocher pas mal de choses au film : Cotillard (non définitivement, cette femme ne sait pas jouer), quelques incohérences ou encore ses rebondissements parfois prévisible (moi, je me suis laissé prendre au jeu, le plaisir retiré n’en fut que plus grand). Toutes ces petites choses qui en décevront beaucoup pour l’attente suscitée. Pour ma part, ce film fait son œuvre, conclut de bien belle manière une trilogie brillante, centrée sur un Batman humain et toute la symbolique qui l’accompagne.

The Dark Knight Rises profite d’une esthétique irréprochable, approfondit différemment les dilemmes d’un super héros ordinaire et perdu. Un film à voir, dans la lignée directe de ces prédécesseurs.

Ma note : 8/10

Toilez-vous bien !

PastequeMan


La Taupe

La Taupe

La Taupe

Fort d’un casting riche et d’un premier film ayant fait parler de lui (Morse), le réalisateur de La Taupe rassemble ici beaucoup d’atouts. Malgré les critiques assez négatives à l’égard du film, ce fut suffisant pour me laisser tenter.

La Taupe est un film d’espionnage adapté du célèbre auteur John Le Carré. Smiley, un des dirigeants du MI6 remercié avant l’heure, est en charge d’une enquête pour débusquer une éventuelle taupe au sein de ce MI6 – nommé le cirque, en référence à sa localisation.

En pleine guerre froide, Tomas Alfredson nous dresse ici un tableau très tendu des services de renseignements anglais. La psychose est alors à son paroxysme. Et ce sentiment, prédominant tout le long du film, est très bien rendu. Les silences creusent l’ambiance, fondent des suspicions. On joue avec nos ressentis pour nous faire douter des 4 suspects.

La force du film tient en partie en ses acteurs. Oldman, Firth, Hurt ou encore Cumberbatch (je jurerai voir Dennis Quaid en plus jeune !) se donnent la réplique, tous aussi justes les uns que les autres.

Si on se sent parfois un peu perdu dans ce monde inhabituel,  austère et complexe, cela a renforcé chez moi mon attention et du coup, le suspense, toujours très tendu, présent jusqu’à la dernière minute. Un jeu de flashback pas forcément très clair (au spectateur de deviner si il s’agit là du passé ou du présent) souligne une mise en scène soignée et élégante.

Loin des James Bond ou autres Jason Bourne, Alfredson nous livre un film d’espionnage sombre, très british dans ces codes. Particulièrement efficace, La Taupe jour sur le tableau du film complexe, ou agent-double, traitre, et suspicion sont les maitres mots. So 1973!

Ma note : 8/10 (oui j’ai décidé de mettre la note que je donne sur SensCritique en fin de critique).

Toilez-vous bien !

PastequeMan


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