Tag: J.J. Abrams

Super 8

Super 8

Super 8

L’avis de PsychoP@T

Voici un article en avant, avant première! En effet, Super 8 ne sortira pas en Europe avant le 3 août. Rassurez-vous, je n’ai pas organisé d’opération commando dans les studio de Paramount pour voir le film avant tout le monde. J’ai simplement profité de mes courtes vacances au pays du Caribou pour aller visiter les cinémas d’outre-atlantique.

Plusieurs choses m’ont attiré dans ce film (ou tout du moins dans l’affiche car c’est par elle que je l’ai découvert) :

– produit par l’immense Spielberg : je ne vous ferai pas l’affront de citer quelques films qu’il a pu produire et/ou réaliser,

– réalisé par J.J Abrams : je savais que je connaissais ce nom mais je ne me souvenais plus pourquoi et je viens de me rendre compte que ce n’était pas un bon argument car je n’ai pas du tout accroché à ses 2 derniers grands succès (Cloverfield et Star Trek),

– le titre m’a fait pensé à 8mm avec Nicolas Cage : là aussi, il s’agit d’un très mauvais argument car bien que j’ai adoré 8mm, Super 8 n’a absolument aucun rapport.

Au final, je suis allé voir ce film à partir d’une intuition bancale basée sur une affiche assez énigmatique et jolie (voir ci-joint l’affiche utilisée au Canada). 😀

Comme je l’écrivais ci-dessus, Super 8 n’a vraiment rien à voir avec 8mm. Il s’agit d’un film de science-fiction  où les « héros » sont un groupe d’enfants préparant un film pour un concours de court-métrages. Au cours d’une de leurs séances de tournage, ils sont témoins d’un accident de train qu’ils filment malgré eux. A la suite de cet incident, de nombreux évènements étranges se déroulent dans leur ville. Je ne pourrai pas aller plus loin sans déflorer le reste du scénario qui, vous le noterez, n’a rien de très original. D’ailleurs dans ce film, rien n’est très original…

Une fois n’est pas coutume, J.J Abrams a réussi à tourner ce manque d’originalité en un avantage. Je dirais même plus : une marque de fabrique. Le mot d’ordre est ici : OLD SCHOOL. Super 8 a tout de la vieille école. Tous les codes utilisés dans le cinéma « pour enfants » des années 80 ont été réutilisés. En regardant Super 8, on a l’impression de regarder un film qui a 30 ans a ceci près que J.J Abrams s’est senti obligé d’insister sur certains détails afin que les spectateurs comprennent bien qu’ils sont dans les 80’s (voici 2 mots clés à identifier dans le film : 3 miles island et walkman…). Je ne saurai pas dire s’il s’agit d’une intention heureuse ou pas. Dans mon cas, ce n’était absolument pas nécessaire. Pendant ce film, j’ai retrouvé les sensations de mon enfance et j’ai eu l’impression d’être devant un E.T ou encore Stand By Me!

Malheureusement, les dernières minutes du film m’ont vraiment déçues. Je préfére le non-dit et la suggestion mais il a fallu qu’ils nous montrent la cause de tous ces mystérieux événements à grands coups d’effets spéciaux. A ce moment, ce fut pour moi le grand retour à la réalité : nous sommes en 2011, le cinéma est en 3D et il faut en mettre plein la vue aux spectateurs pour qu’ils en aient pour leur argent comme on dit… [MODE BLASE] ON

Bon je ne vais quand même pas en resté là car j’ai tout de même passé un vrai bon moment en regardant Super 8. Je terminerai donc cette critique en saluant la très bonne performance des enfants incarnant les personnages principaux de ce film. Si comme moi, vous êtes un peu nostalgique du cinéma américain des années 80 : sortez vos patins à roulettes du placard et roulez jusqu’au cinéma le plus proche le 3 août!

PsychoP@T

L’avis de PastequeMan

Super 8 est un véritable retour en enfance. Plaçant un groupe d’enfants au coeur du film, le réalisateur cherche à nous faire renouer avec l’innocence de ces jours heureux. L’action prend place dans les années 80. Des enfants, réalisateurs et acteurs amateurs (tiens, on croirait voir l’enfance de Speilberg…) ont la chance de participer à un déraillement de train, mais la malchance d’y être également impliqués. S’en suit une série d’évènements assez mystérieux, laissant imaginer que le pire soit sorti de ce train, manifestement lié à l’armée.

D’une mise en scène assez légère et propre (ne confondons pas, J.J. Abrams n’est que le producteur du tremblant Cloverfield), mais surtout d’une direction d’acteurs irréprochables, Super 8 convainc dans l’ensemble. Plus que ça, il ramène en arrière. Prenant le point de vue de l’enfance face à des évènements traumatisants, le réalisateur en force les traits: l’innocence, l’absence de haine et de rancoeur, mais aussi le courage voire l’irresponsabilité. Mais plus loin que cette association émotionnelle, le retour en enfance se fait par le film lui même. Rappelant E.T. ou les Goonies par sa forme de narration, Super 8 fera office de vecteur temporelle pour les trentenaires (ou les quelques plus jeunes qui auront eu comme moi la chance d’avoir des grands frères ou grandes soeurs de ces ages là). L’enfant-héros, indépendant de l’adulte-guide, et prônant une morale simple (simpliste?) mais juste prend alors tout son sens.

Le seul bémol serait à mon sens la débauche d’effet spéciaux en tout genre. Rester dans la sobriété et l’élégance du mystère aurait rendu le film encore plus magique. Bien rythmé, cohérent avec le style qu’il plagie, et mettant remarquablement en avant Elle Fanning (qui rappelle par là même qu’elle n’a rien à envier à sa soeur Dakota), Super 8 propose de redécouvrir un genre aujourd’hui disparu.

Véritable madeleine de Proust, Super 8 est un retour dans les années 80 par son contexte, mais aussi par sa forme. Ce double voyage temporel est diablement bien raconté, mais cède malheureusement un tout petit peu trop aux sirènes des temps modernes.

Toilez-vous bien!

PastequeMan

 


Lost

Lost -saison 6

Lost

L’avis de PastequeMan

Je me permets d’exhumer des cartons cette vieille critique de la série LOST initiée par Dust of stars (qui n’est plus très actif sur ce blog…). Je viens en effet de finir cette série.

Plutôt que juste faire une présentation sommaire de la série, je vais essayer de donner mon avis. Il faut savoir que je suis totalement passé à côté du phénomène LOST au début. J’ai regardé des épisodes de la première saison, mais j’ai vite compris que le principe de la série était principalement de poser des mystères sans y apporter de solution. J’ai préféré attendre que la fin de la série soit annoncée avant de m’y lancer, sachant alors que je n’aurais pas la mauvaise surprise d’apprendre que la série s’achève en eau de boudin, sans profiter d’un vraie fin.

Les premiers épisodes étant assez intéressants, je me suis laissé dire que les scénaristes avaient construit toute une mythologie autour de l’île, avait déjà les grandes lignes des mystères qu’ils dressaient au fur et à mesure de l’avance inexorable des occupants de l’île. J’ai donc entrepris de noter frénétiquement chaque détail, afin de voir si la série allait proposer des solutions à chacun d’entre eux.

Mais dès la deuxième saison, on se rend vite compte que certains mystères disparaissent au profit d’autres. Au final, plus on avance, plus on se rend compte que les auteurs eux-mêmes ne savent pas vraiment où ils nous emmènent ni comment se sortir de ce mauvais pas. Ils ont sentis qu’ils perdaient pieds et ont opté pour clôturer la série en essayant de résoudre le plus de mystères possible. La saison finale est donc un enchaînement de réponses. Les nombre d’invraisemblances, d’incohérences et de questions en suspend explose alors, laissant un goût de tromperie de la part des auteurs.

Jusqu’au dernier moment, j’ai cru percevoir une explication, pas rationnelle, pas très scientifique.

Spoiler Inside SelectShow

Dans les points positifs, on notera que chaque personnage est assez bien travaillé, que nous pouvons être parfois amenés à nous poser des questions un peu plus réflexives. Mais globalement, ce qui fait le liant dans cette série c’est d’avoir berné le spectateur en lui promettant monts et merveilles, avec en conclusion une histoire palpitante et cohérente. Échec sur toute la ligne.

Suite à cette désillusion quant au fond, qu’en est-il de la forme? Il faut avouer qu’il est fort plaisant de voir une série qui se renouvelle au fur et à mesure des saisons. Même si elle ne se suffit pas à elle même (il faut vraiment voir l’intégralité de la série pour en retirer quelque chose), chaque saison sait se construire sa propre identité, dans un style assez différent. Enfin, l’ambiance artistique de la série est plaisante.

Je conclurai en disant que LOST est une belle déception, un soufflé qui s’effondre rapidement. Si une fin bancale aurait pu sauver la crédibilité de la série à mes yeux, l’épilogue proposé ici est assez mauvais. En somme, l’idée de la série en elle même est bonne, mais la forme n’est pas adéquate. Je pense que produire une série en deux saisons de dix épisodes (à la mode HBO), au scénario tortueux mais cohérent et bien construit aurait donné une aventure extraordinaire. L’impression ressentie, après six saisons à languir d’impatience, est d’avoir été floué sur la marchandise, malgré un très beau packaging…

L’avis de Dust of stars

Dust of stars récidive et va attiser la curiosité de nombreux fans, dont notre cher PsychoP@t. La sixième et dernière saison de Lost a débuté mardi dernier aux États Unis,  allant même jusqu’à obliger Barrack à déplacer son discours sur l’état de l’union!

Alors pourquoi parler d’une série télévisée sur un blog de « critique » cinéma? D’abord parce que je fais ce que je veux tant que PasteMan ne m’en retire pas les droits ! Ensuite parce que Lost est plus qu’une série.

En effet, chaque épisode est tourné comme un véritable film, avec des musiques très bien choisies et des effets spéciaux que certains réalisateurs français envient! On peut noter par exemple que le coût du pilote du premier épisode s’élève à plus de 10 millions de dollars.

Nous suivons donc pour la dernière saison la survie des rescapés de l’écrasement du vol 815 d’Oceanic Airlines sur cette île mystérieuse située quelque part dans l’océan Pacifique sud.

Les réalisateurs, J.J. Abrams et Damon Lindelof, nous ont déjà averti ne pas répondre à tous les mystères qu’ils ont tissés. Toujours est-il que nous allons pouvoir nous délecter une fois encore des flashbacks et des flashforwards et nous interroger sur les questions de destinée, de relativité, de mythologie, de croyance et d’inéluctabilité…


Bienvenue sur Pasteque's Reviews!

Vous trouverez ici des critiques plus ou moins bien écrites, par des gens plus ou moins consciencieux, sur des films plus au moins bien! Toilez-vous bien!
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