Tag: John Hurt

La Taupe

La Taupe

La Taupe

Fort d’un casting riche et d’un premier film ayant fait parler de lui (Morse), le réalisateur de La Taupe rassemble ici beaucoup d’atouts. Malgré les critiques assez négatives à l’égard du film, ce fut suffisant pour me laisser tenter.

La Taupe est un film d’espionnage adapté du célèbre auteur John Le Carré. Smiley, un des dirigeants du MI6 remercié avant l’heure, est en charge d’une enquête pour débusquer une éventuelle taupe au sein de ce MI6 – nommé le cirque, en référence à sa localisation.

En pleine guerre froide, Tomas Alfredson nous dresse ici un tableau très tendu des services de renseignements anglais. La psychose est alors à son paroxysme. Et ce sentiment, prédominant tout le long du film, est très bien rendu. Les silences creusent l’ambiance, fondent des suspicions. On joue avec nos ressentis pour nous faire douter des 4 suspects.

La force du film tient en partie en ses acteurs. Oldman, Firth, Hurt ou encore Cumberbatch (je jurerai voir Dennis Quaid en plus jeune !) se donnent la réplique, tous aussi justes les uns que les autres.

Si on se sent parfois un peu perdu dans ce monde inhabituel,  austère et complexe, cela a renforcé chez moi mon attention et du coup, le suspense, toujours très tendu, présent jusqu’à la dernière minute. Un jeu de flashback pas forcément très clair (au spectateur de deviner si il s’agit là du passé ou du présent) souligne une mise en scène soignée et élégante.

Loin des James Bond ou autres Jason Bourne, Alfredson nous livre un film d’espionnage sombre, très british dans ces codes. Particulièrement efficace, La Taupe jour sur le tableau du film complexe, ou agent-double, traitre, et suspicion sont les maitres mots. So 1973!

Ma note : 8/10 (oui j’ai décidé de mettre la note que je donne sur SensCritique en fin de critique).

Toilez-vous bien !

PastequeMan


Melancholia

Melancholia

Melancholia

Lars von Trier, réalisateur autant connu pour ces frasques que pour ces oeuvres très réussies, nous propose dans Melancholia de redécouvrir la fin du monde. Si le thème et certains plans seraient dignes de trôner dans un film de Roland Emmerich (Independance Day, The Patriot, 2012, etc. ), le réalisateur observe l’apocalypse depuis un angle plus psychologique.

Le film, séparé en deux parties, ne tourne pas tant autour de la destruction de la Terre par sa rencontre avec Melancholia, mais nous plonge dans une famille déchirée. Les deux soeurs, que tout oppose, sont chacune une phase du film. Avant d’avancer plus loin dans la lecture, sachez que je dévoile quelques points clés de l’histoire dans les paragraphes suivants. Je vous conseille donc d’aller directement à la conclusion si vous voulez voir ce film dans les meilleures conditions possibles (en toute innocence 🙂 ).

Dans le première moitié, nulle évocation de la fin des temps, mais la mélancolie est bien là, matérialisée par la blonde dépressive. Kirsten Dunst campe assez brillamment (assez pour décrocher une palme) Justine, cette soeur en proie à la maladie mentale. La seconde et dernière moitié s’attache à nous décrire Claire, la soeur en proie à la peur, jouée par Charlotte Gainsbourg, pour une fois bien inspirée. Dans cette page du film, Melancholia, personnification du Jugement Dernier est omniprésente.

Très lisible au premier abord, un peu déroutant, il est intéressant de voir ce film comme une histoire racontée de deux points de vue. La planète Melancholia peut alors être perçue comme la métaphore de la dépression de Justine. On voit dans ce film tout le pessimisme permis. L’homme est mauvais, on le ressent par toutes les facettes détaillées dans tout autant de personnages secondaires. Si la mort est inéluctable, son approche renforce Justine, dépressive, en conséquence de quoi préparée au pire et qui plus est, attendant cette fin avec impatience. La mort devient donc délivrance pour l’une, angoisse pour l’autre.

Sans être un très grand film, Melancholia est agréable à regarder, par son jeu d’acteur, la beauté des prises de vue, et l’élégance de la narration. Si je n’ai pas été pris aux tripes par ce film, Lars von Trier emmènera certains d’entre vous dans le plus profond de la névrose, par la beauté et la puissance qui se dégage de son oeuvre et sa façon bien à lui de décrire les pulsions destructrices de l’homme.

Toilez-vous bien!

PastequeMan


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