Tag: Marion Cotillard

Deux jours, une nuit

Deux jours, une nuit

Deux jours, une nuit

Deux jours (à tuer), une nuit (en enfer)…

Tel un phénix renaissant de ces cendres, ce blog surgit des poussières du net pour rejaillir tout neuf et tout beau… Ou pas…

Quel meilleur film choisir qu’une potentielle Palme d’Or à Cannes pour redémarrer mon blog en beauté? Car effectivement, je crois que les frères Dardenne seraient en passe de rafler de nouveau l’objet tant convoité. Mais comme ils possèdent déjà une paire de palmes, je doute que cela ce produise.

Deux jours, une nuit est un petit calvaire. Traitant d’un sujet pas très palpitant, il navigue sur les flots plats de la lassitude. Une femme part en campagne pour le second tour d’une élection entre son licenciement et un prime annuelle, l’ensemble du corps électoral étant composé de ses  potentiels futurs ex-collègues de travail. Saupoudrez le tout d’une bonne dose de Xanax, voir deux et vous obtenez un film bien mièvre.

L’apathique Cotillard me laisse de marbre, de même que l’ensemble du casting. Pour un film se voulant plongeant en plein pathos, on se fourvoie bien vite dans le pathétique. Le message politique bien lourdingue, du combat du vaillant travailleur contre le diabolique patron est rasséné sans relâche, justifiant sans aucun argumentaire les 32 heures de travail par semaine… La caméra se veut discrète, et elle l’est. Au point qu’on se demande pourquoi nous servir une mélasse de bons sentiments et morale bobo-isante, plutôt qu’un vrai documentaire.

Les frères Dardenne touchent le jury de Cannes au plus profond de leur coeur, car ils partagent avec eux une fausse vision bien-pensante du monde. Ils s’imaginent cerner avec succès le drame de la vie quotidienne des petites gens, mais passent totalement à côté de leur sujet. Tant de bienveillance charmera toute l’intelligentsia cannoise, mais s’avère être d’une fausseté navrante.

Heureusement pour vous, le film est plutôt court, ce qui nous permet de bien vite s’échapper de toute cette misère humaine pour rejoindre nos pénates bien plus joyeuses, en se sentant certainement bien plus socialiste qu’avant d’avoir vu ce film de propagande.

Camarades, toilez-vous bien!

PastequeMan


De rouille et d’os

De rouille et d'os

De rouille et d'os

Le prophète des rouilles

Je ne connais pas beaucoup Audiard. Certes, son Prophète m’avait plu. Et voilà qu’un matraquage médiatique le pose sur le devant de la scène, accompagné d’une certaine Cotillard qui ne peut se vanter d’avoir une place dans choix dans mon cœur.

La curiosité prévalant, j’ai fait fi de mon a priori et je me suis lancé dans ce film, qui commence mal. En effet, je ne reviendrai sur la suspension consentie d’incrédulité du spectateur, chère à tout film, mais les premières images du film suggèrent une vision crue de la réalité. Pourtant, le film s’ouvre sur un père et son fils faisant les poubelles dans un TGV. Alors oui, je pinaille, me direz-vous, mais j’ai trouvé que cette scène sonnait très faux (peut-être parce que je connais bien les transports en trains et sais qu’un tel comportement est hautement improbable)… Ma remarque est peut-être stupide, mais elle dénote du contraste contant du film : une prise de vue rapprochée, voulant coller à la réalité mais un décalage avec l’histoire, que je trouve un peu surfaite.

On peut effectivement dire qu’Audiard et brio forme un bon duo et manient très bien la caméra ensemble (… j’ai honte de ma blague…). Les plans sont tous aussi léchés les uns que les autres, souvent fixés sur la nuque de quelqu’un. Le rythme, assez cadencé, colle bien au contexte et s’adapte aux aléas de l’histoire. Mais produire une belle image ne suffit pas à faire un bon film, il faut que le reste suive. Il faut avant tout un bon scénario. Et c’est certainement là que réside le nœud du problème : De rouille et d’os est plat. L’histoire se résume à la rencontre d’un gars paumé, se trainant son bambin de 5 ans sur le dos ou ailleurs, écumant les petits boulots pour survivre et d’une femme sans jambes et sans avenir, tous deux mangés par un méchant orque affamé.

Mais si une rencontre signifie souvent au cinéma un feu d’artifice (Katy Perry, elle est pour toi celle-là 🙂 ) d’émotions, on nage ici dans un océan de plastique, englué dans les faux bons sentiments, la fausse simplicité. Audiard peine a effleurer nos sentiments, et ses plus gros efforts pour nous mouvoir arrivent bruyamment dans leurs sabots de bois, écrasant brins d’herbes et surprise dans le même temps.

Notez que je n’ai pas encore évoqué les acteurs… Vous me voyez également venir, la critique lourde et acerbe sur une Cotillard que je trouve nulle dans ces derniers films. Et pourtant, je dois avouer que ce film me réconcilie un peu avec elle. Si parfois j’éprouve encore des difficultés à comprendre quelles émotions elle cherche à transmettre (son visage m’est très apathique en fait), je l’ai trouvée dans l’ensemble assez juste et convaincante. Loin d’être en lice pour le prix d’interprétation féminine, elle est enfin sortie de la léthargie syncopale dans laquelle elle s’était plongée depuis La môme. Matthias Schoenaerts est lui pour le coup remarque en paumé benêt maniant aussi bien ses mains que sa tête pour frapper.

De rouille et d’os n’est pas un mauvais film. Trop exagéré,  il ne souffle pas l’ombre d’une escarcelle d’émotion dans nos petites âmes flétries. Or sans cette étincelle, le film perd tout son sens – et je ne suis pas le seul à le soutenir, loin de là ! Une jolie pause cinématographique, bien jouée, mais un peu chiante à mon goût.

Ma note : 6/10

Toilez-vous bien !

PastequeMan


Contagion

Contagion

Contagion

Soderbergh ne nous a pas habitué à un style particulier. Véritable touche à tout, il s’essaye avec Contagion au film catastrophe.

La belle palette d’acteurs va se retrouver aux prises d’une crise sanitaire mondiale. Rien de bien transcendant dans le scénario, si ce n’est la tenue à un réalisme certain. Commençons donc par ce point: la façon de traiter le sujet. Sans entrer dans le spectaculaire, Soderbergh joue avec nos peurs les plus profondes et invisibles, en distillant autour de nos anti-héros (des gens qui exercent leur métier, de simple employé au directeur du CDC) une menace minuscule. Le réalisateur a donc pris partie pour un réalisme poussé, mais fait rapidement plonger son monde dans le chaos, conséquence logique d’une telle crise. Je reprocherai juste une certaine incohérence: en poussant le réalisme, Soderbergh fait monter la tension et dévoile les bases d’un monde dévasté, mais s’arrête là. Sans vouloir déflorer le film, sachez cependant qu’on ne comprend pas très bien si ce virus équivaut à la fin de l’humanité ou  à une simple grippe H1N1 qui nous a tant terrorisée.

Sans être excellent, le jeu des acteurs est correct (dites moi que je ne suis pas le seul à trouver Cotillard toujours amorphe et apathique). Mais ce qui mérite le coup d’oeil, c’est le coup de caméra du réalisateur. On sent qu’il film la contagion, l’expansion du virus et non les histoires parallèles de nos protagonistes (qui n’hésitera pas à sacrifier pour faire monter la tension). Chaque contact est mis en avant, échange de miasmes contribuant à propager cette insidieuse maladie.

Vous l’aurez compris, contrairement à beaucoup, j’ai globalement apprécier ce film. On traite d’une crise sanitaire mondiale, telle qu’elle aurait pu dégénérer dans le cas du SRAS ou du H1N1, montrant les difficultés des autorités à gérer ce genre de crise, les assoiffés de reconnaissance manipulant les esprits faibles, et bien d’autres. Je regrette juste de m’être un peu trop projeter et de ne pas partager l’optimisme (si,si, il y en a) du film.

Un film à voir, ne serait-ce que pour se dire qu’on est bien peu de chose face à une menace fantôme.

Toilez-vous bien!

Qui pour une partie de Pandémie?! 🙂

PastequeMan


Bienvenue sur Pasteque's Reviews!

Vous trouverez ici des critiques plus ou moins bien écrites, par des gens plus ou moins consciencieux, sur des films plus au moins bien! Toilez-vous bien!
  • Meilleures Notes

  • Wikio et +1

    http://www.wikio.fr



  • FeedBurner RSS

  • PastCorp Google+
    Jarrah theme by Templates Next | Powered by WordPress