Tag: Matt Damon

Contagion

Contagion

Contagion

Soderbergh ne nous a pas habitué à un style particulier. Véritable touche à tout, il s’essaye avec Contagion au film catastrophe.

La belle palette d’acteurs va se retrouver aux prises d’une crise sanitaire mondiale. Rien de bien transcendant dans le scénario, si ce n’est la tenue à un réalisme certain. Commençons donc par ce point: la façon de traiter le sujet. Sans entrer dans le spectaculaire, Soderbergh joue avec nos peurs les plus profondes et invisibles, en distillant autour de nos anti-héros (des gens qui exercent leur métier, de simple employé au directeur du CDC) une menace minuscule. Le réalisateur a donc pris partie pour un réalisme poussé, mais fait rapidement plonger son monde dans le chaos, conséquence logique d’une telle crise. Je reprocherai juste une certaine incohérence: en poussant le réalisme, Soderbergh fait monter la tension et dévoile les bases d’un monde dévasté, mais s’arrête là. Sans vouloir déflorer le film, sachez cependant qu’on ne comprend pas très bien si ce virus équivaut à la fin de l’humanité ou  à une simple grippe H1N1 qui nous a tant terrorisée.

Sans être excellent, le jeu des acteurs est correct (dites moi que je ne suis pas le seul à trouver Cotillard toujours amorphe et apathique). Mais ce qui mérite le coup d’oeil, c’est le coup de caméra du réalisateur. On sent qu’il film la contagion, l’expansion du virus et non les histoires parallèles de nos protagonistes (qui n’hésitera pas à sacrifier pour faire monter la tension). Chaque contact est mis en avant, échange de miasmes contribuant à propager cette insidieuse maladie.

Vous l’aurez compris, contrairement à beaucoup, j’ai globalement apprécier ce film. On traite d’une crise sanitaire mondiale, telle qu’elle aurait pu dégénérer dans le cas du SRAS ou du H1N1, montrant les difficultés des autorités à gérer ce genre de crise, les assoiffés de reconnaissance manipulant les esprits faibles, et bien d’autres. Je regrette juste de m’être un peu trop projeter et de ne pas partager l’optimisme (si,si, il y en a) du film.

Un film à voir, ne serait-ce que pour se dire qu’on est bien peu de chose face à une menace fantôme.

Toilez-vous bien!

Qui pour une partie de Pandémie?! 🙂

PastequeMan


True Grit

True Grit

True Grit

Film aux dix nominations, mais finalement reparti sans un seul Oscar, True Grit raconte la quête de vengeance d’une petite fille dans le Farwest.

Son père assassiné par un lâche, Mattie décide d’enrôler un Marshall, bientôt aidé par un Texas Ranger pour pendre haut et court le responsable de son chagrin.

Les frères Coen nous ont habitués à du bon, avec, entre autres, The Big Lebowski ou No Country for Old Men, même si leur dernier A Serious Man m’a un peu moins accroché. Le résultat est au rendez-vous, True Grit est un très bon film, méritant amplement ces nominations (et même un prix mais bon…).

Porté par des très bons acteurs (Jeff Bridges, Matt Damon et Josh Broling), on ne s’ennuie pas une seule fois, tant le rythme, sans être trop rapide, est soutenu !

J’ai retrouvé dans ce film les plaisirs du jeu Red Dead Redemption, bien caractéristiques de ce monde du Farwest ; la vengeance personnelle, la loyauté, la crasse, les hommes de loi plus ou moins éthiques, au passé parfois douteux, les paysages splendides… Un vrai bonheur que de se sentir immergé dans cet univers, rendu crédible par la beauté (ou la saleté) des décors et costumes présentés.

En bref, si vous aimez un tant soit peu les frères Coen et leurs films si particuliers, ou juste si vous attendiez un Western digne de ce nom, courez voir True Grit, sinon… courez vous pendre !

En aparté, je dois avouer que nous commençons particulièrement bien l’année avec ces trois films plus que réussis que sont True Grit, Black Swan et Le Discours d’un Roi. J’attends avec impatience ma prochaine toile pour voir 127 Heures de Danny Boyle, et j’espère que la suite de l’année nous offrira d’autres superbes œuvres, mais je doute d’en trouver pouvant concurrencer les mastodontes auxquelles j’ai fait face ces dernières semaines !

Toilez-vous !

PastequeMan

 


Green Zone

Green Zone

Green Zone

Une bande annonce dans une salle noire. Tiens, un nouveau Jason Bourne ? Ah non, ça semble plus proche des docu-fictions tels Bloody Sunday ou Vol 93 que Paul Greengrass réalise si bien. Matt Damon, Paul Greengrass, un bon duo avec les deux Jason Bourne qu’ils ont faits.

2003. Opération Iraqi Freedom. Irak (en même temps, une opération Iraqi Freedom en Corée du Nord…). Paul Greengrass n’a pas perdu la main. On est plongé au cœur de la guerre, au sein d’une unité de l’armé Américaine chargée de retrouver les Armes de Destruction Massive. L’histoire va vite virer au complot d’état.

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi je suis actuellement déçu par les duos acteur réalisateur du moment. Di Caprio/Scorsese, Depp/Burton… Et malheureusement, le duo Damon/Greengrass ne déroge pas à cette règle.

Sur le plan technique, rien à redire. La mise en scène est bonne, on vit cette guerre. En en prend plein les yeux et les oreilles, mais de façon assez réaliste. Damon ne joue pas Rambo, mais un officier américain qui sait faire sa guerre. Le scénario se tien, la tension monte quand il faut. Greengrass a su donner un bon rythme à son film.

Mais c’est dans le fond du film qui m’a déçu. En effet, Greengrass pose son film sur la question où son les Armes de Destruction Massive. Je crois que je ne surprendrai personne en dévoilant un grand secret : il n’y avait pas d’Armes de Destruction Massive en Irak. L’intrigue du film se tourne alors vers les complotistes d’état. Comment justifient-ils la présence des ADM sans ces ADM ? Ouais certes… C’est sympa, mais moi ma question, c’est plutôt de savoir quels sont les intérêts – personnels ou nationaux – en jeu qui justifient une telle mascarade ? J’attends toujours ma réponse.

Je suis allé voir ce joli film en me disant que j’en apprendrai un peu plus sur les sombres intrigues de cette guerre. Mais finalement j’ai juste appris que l’Irak n’avait pas d’Armes de Destruction Massive. Transcendant non?

Encore une fois, ce film est une valeur sure. Ce n’est pas un Jason Bourne, mais je n’y ai pas vu un intérêt particulier. Je vous le recommande, mais n’espérez pas percer les secrets de cette colonisation (c’est politiquement correct de dire ça ?).

Sur ce, toilez-vous bien !

PastequeMan


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