Tag: Niels Arestrup

Tu seras mon fils

Tu seras mon fils

Tu seras mon fils

Ce film français, de Gilles Legrand, nous narre l’histoire assez simple de l’incompréhension d’un père et de son fils.

Paul, le père, est propriétaire d’un célèbre vignoble dans le bordelais. Il n’a aucune foi en son fils, Martin, qu’il considère comme limité. Sans nez, et donc sans talent apparant, Martin souffre de cette relation avec son père qui ne va qu’en s’empirant.

Tu seras mon fils dépeint une relation conflictuelle, le père étant buté, le fils ne sachant pas se montrer suffisamment digne de confiance. Si la beauté des vignobles bordelais est plaisante, elle n’est pas exacerbée ici. Les prises de vue restent simple, dans le ton du film.

Si les personnages sont travaillés dans le fond -un père irascible, un fils brimé, une bru un tantinet insolente- on dénote certaines fausses notes par moment. On reprochera notamment la vision très princière du monde viticole: un seigneur oeuvre en maître sur ses vassaux, en pagayant dans le luxe. Si je ne nie pas que ce monde bien à part nage dans l’argent, je considère que le sujet du film est sensiblement détaché du contexte. Ces allusions friquées n’amènent rien à l’histoire et sont donc très dispensables, voire mal venues.

Il est en outre indéniable que le film est porté par le duo d’acteurs: Niels Arestrup – Lorànt Deutsch. Dès l’entrée en matière, par un simple jeu de regard et de tonalité, on sens que l’histoire du fils et son père est complexe.

Je reprocherai par contre au réalisateur d’avoir construit un film un peu lourd. Toutes les scènes sont prévisibles, on entend le bruit de leurs sabots des minutes à l’avance. Un pointe de légèreté, de surprise, de sous-entendus auraient apporté au film ce je-ne-sais-quoi qui fait tout.

Tu seras mon fils reste néanmoins un film agréable, qui parlera à certains plus qu’à d’autres. Porté par des acteurs talentueux, il ne lui manque qu’une fraîcheur bienvenue, qui aérerait la bouche. A consommer avec modération.

Toilez-vous bien!

PastequeMan


Je n’ai rien oublié

Je n'ai rien oublié

Je n'ai rien oublié

Je peste souvent en ce moment contre les sociétés (surtout françaises) qui nous dévoilent tout le film dans la bande-annonce, sous prétexte qu’il faut bien attirer les gens au cinéma. Pour ce film, je n’avais pas vu la bande annonce, je ne connaissais rien du film, si ce n’est le titre et le nom des acteurs. Si la bande-annonce ne m’a pas gâché le film, l’affiche oui! Je ne rentrerai pas dans les détails de l’histoire pour ne pas la voler à ceux qui se laisseraient tenter par ce film, mais l’affiche en dit long sur le dénouement!

Une affiche, c’est joli (ou pas) mais ça ne fait pas un film. Alors arrêtons-nous quelques instants sur le beau casting de Je n’ai rien oublié: Depardieu, Arestrup, Lara, Baye… que de beau monde! De ce point de vue, je n’ai pas grand chose à redire, les acteurs sont bons (et jolie pour certaine… 🙂 ). Cependant, j’espérais secrètement retrouver un Depardieu aussi touchant que dans La tête en friche, les deux films évoluant dans le même registre (quoique La tête en friche soit un peu plus léger), ce qui ne fut pas le cas.

Une affiche, des acteurs, mais qu’en est-il de la mise en scène? Sans faire preuve de grande originalité, le film nous propose de belles prises de vue, légères et élégantes. Aucune faute de gout dans l’atmosphère des grandes familles bourgeoises du nord de la France, on sent le contexte du récit crédible à tout point de vue.

Un film joli, une affiche qui en dit long et un bon casting… Voilà de quoi faire un bon film? Bien sur que non, il ne faut pas évincer l’histoire aussi rapidement! Bruno Chiche nous narre ici le drame d’une famille, dont le fils adoptif revient, la tête en friche, en proie à des résurgences de souvenirs passés. Dit comme ça (avec mes bons mots bien choisis), ça ne sonne pas trop mal. Mais la trame principale est bien mal ficelée, tournant autour d’un secret de famille que le spectateur n’aura pas de mal à deviner… au bout de 15 minutes! De quoi lasser l’audience assez rapidement!

Et la critique ne s’arrête pas là! Le film évoque la maladie (plusieurs pour être précis), mais de façon bien maladroite. On rentre dans les clichés abscons de ces maladies, en exagérant les symptômes caractéristiques. Il aurait pu y transparaître un message, d’espoir ou de désolation, de frustration face à ces maladies, mais non, ici, on l’utilise pour faire avancer l’histoire, pour donner plus de caractère aux personnages.

C’est là aussi l’un des soucis de ce film: vouloir exprimer quelque chose dans chaque personne présent dans le film. Chacun des protagonistes dévoilent un trait de caractère bien trempé (la femme prise de pitié, la mère possessive, le père borné…). Mais tenter d’approfondir six ou sept personnages dans un film d’une heure et demi, avec une trame de fond qui penche vers le drame familial, voilà qui s’avère difficile! Et complètement raté pour le coup! En conséquence de quoi, on survole les différentes personnalités, qui se confrontent et progressent de manière incohérente.

Vous aurez compris que, si sur la forme, j’ai trouvé ce film assez sympathique, j’ai beaucoup moins adhéré au fond, trop dispersé à mon gout. Je n’ai rien oublié reste cependant un gentil film, regroupant un joli panel d’acteurs de premier choix, mais qui manquent malheureusement de liberté scénaristique pour déployer l’ampleur de leur talent!

En espérant n’avoir rien oublié… (un peu facile celle-la)

Toilez-vous bien!

PastequeMan


Diplomatie

Diplomatie

Diplomatie

Maj: Diplomatie reprend du 1er Octobre au 31 Décembre. J’en profite pour mettre en avant la critique que j’en avais faite!

Pour continuer dans le théâtre, je vais cette fois-ci aborder une pièce beaucoup plus sérieuse que la précédente, Diplomatie.

Tout d’abord, il faut savoir que j’ai basé ma décision uniquement sur l’affiche (une mauvaise habitude qu’il faudrait voir à perdre). En effet, le nom de la pièce était suffisamment intriguant pour avoir envie d’aller voir plus loin, surtout quand on voit la distribution: Niels Arestrup et André Dussolier.

Cette pièce traite donc de l’heure qui à précédé l’imminente destruction de Paris, à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, alors que les allemands se préparaient à fuir la ville. On nous raconte ici ce qui a pu se passer dans le bureau du général von Choltitz et qui l’a mené à sauver notre capitale.

La puissance de la pièce, outre ces deux acteurs qui en imposent, tient au fait qu’il n’y a qu’un levé de rideau. La temporalité de la pièce respecte celle du spectateur et c’est assez rare (je crois) pour être souligné. Nous avons donc vraiment l’impression d’être la petite souris qui permet aux secrets de l’Histoire de ne pas tomber dans l’oubli.

Le décor est bien agencé, dynamique. Les deux acteurs n’ont plus rien à prouver. Le seul point étonnant est l’accent pris par Niels Arestrup. Bien que tous les protagonistes soient allemands ou suédois, seul Arestrup prend un accent allemand.

On assiste au final à une pièce bien construite, aux dialogues pas forcément intenses, mais cette intensité réside dans la façon de jouer. On ressort en comprenant mieux la définition du mot diplomatie.

Poignante, cette pièce nous dévoile la volonté et les doutes de deux hommes qui ont peut être sauvé Paris d’une destruction certaine.

Ridez-vous bien!

PastequeMan


Bienvenue sur Pasteque's Reviews!

Vous trouverez ici des critiques plus ou moins bien écrites, par des gens plus ou moins consciencieux, sur des films plus au moins bien! Toilez-vous bien!
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