Tag: Noomi Rapace

Prometheus

Prometheus

Prometheus

Un replay d’Alien sous acide

Alors que je croyais le pari difficile à relever, Ridley Scott l’a fait et brillamment gagné : nous faire un film encore pire que Robin des Bois… ça, c’est dit.

Prometheus se déroule dans le même univers qu’Alien. On retrouve donc en toute logique la société Weyland, des décors proches de l’esprit du Nostromo et des voyages interplanétaires. Le film s’ouvre sur un grand bonhomme blanc qui se double-suicide en avalant un truc qui ne lui réussit pas très bien (dites non à la drogue, voyez les dégâts que ça peut faire) puis en jetant les quelques morceaux restant de lui-même du haut des chutes du Niagara. S’en suit une découverte prodigieuse : les extraterrestres sont rentrés en contact avec nos aïeux pour leur donner un carton d’invitation vers leur planète d’origine (pas des aïeux, des extraterrestre… quoique en fait c’est peut-être aussi notre planète d’origine (car c’est le centre du film : ces « Ingénieurs » nous ont-il créé ou pas ?)). Ils ont juste oublié que sur Terre, ce n’est pas avec un caillou et un mammouth laineux qu’on va pouvoir se rendre dans la constellation de Cassiopée… Heureusement pour nous, nous avons un peu évolué et 15 000 ans plus tard (une paille pour ces extraterrestres), nos chers héros peuvent désormais se rendre (après un sommeil de 2 ans) sur cette mystérieuse planète pour y découvrir (et résoudre ?) les mystères de ces mystérieux ingénieurs.

Voilà, c’est simple, pas original pour un sou, mais bon pourquoi pas… Ayant eu avant la projection de quelques échos assez négatifs sur le film (mais pas mauvais non plus), je ne m’attendais pas à grand-chose. D’autant plus que j’avais cru lire (je n’en suis plus sûr maintenant que j’ai vu le film) que l’objectif de Scott était principalement de faire un film qui fait peur… Hum… raté… Peut-être du coup, nous pourrions prendre plaisir à suivre une équipe scientifique découvrir une nouvelle planète et qui plus est une nouvelle espèce intelligente… toujours raté… Alors peut-être devons chercher une lecture plus profonde, un deuxième sens au film portant sur une réflexion intense de notre rapport avec la recherche de la vérité sur le pourquoi de la vie… Caramba ! Encore raté !

Je ne suis pas du genre à casser du sucre pour rien (sauf si je suis payé pour, mais ce n’est pas le cas (et ce ne serait pas pour rien en fait…)), je vais donc justifier mon propos. Il faut avouer que je suis d’un naturel assez fermé aux films qui sont censés faire peur. Mais dans Prometheus, tous les effets de surprise sont annoncés des heures à l’avance… Pour la peur, il faudra repasser…

L’aspect scientifique s’effondre dès le second plan du film, avant même que le titre apparaisse… Après un zoom vers l’infiniment petit, un joli plan nous montre un brin d’ADN en train de se faire dévoré par une sorte de pourriture… Soit, j’admets qu’on ne soit pas très rigoureux, mais un brin d’ADN, ça fait quelque atomes de large (un atome c’est petit, tellement qu’en dessous, il n’y a que des quarks mais bon) et là, on nous montre notre joli brin d’ADN entouré d’une fine poussière noire… Mon Dieu (ah ben non, mon « Ingénieur » devrais-je dire) ! Il y aurait donc des particules plus petites que les atomes qui font des trucs méchants à l’ADN… Chers amis scientifiques qui lisaient mon verbe, dites-moi si je me trompe !

Attention, je ne me suis pas arrêter à ce point de détail, je suis passé outre (ce fut une difficile épreuve croyez-le !). Malheureusement, on atteint le summum de la stupidité quand une équipe de scientifiques  (Bordel ! Des scientifiques dont un  biologiste !!!!) décide d’ôter leur casque… sur une planète dont ils ne connaissent rien… ni si il y a des agents pathologiques présents… bref, le film aurait pu (dû en fait) s’arrêter la, toute ce petit monde mourant à cause d’une grippe martienne… Je m’arrêterai ici dans les exemples d’incohérences scientifiques. Sachez ce pendant que la séance du film peut être assez agréable si vous vous amusez à chercher ces incohérences… Puis on peut aller plus loin, en essayant de comprendre les liens avec la série Alien… qui vont finalement à l’encontre de ce qu’on sait sur les xénomorphes. Vous pouvez aussi mettre en exergue les problèmes du scénario (qui sont très nombreux… les gens se foutent de ce qui se passent autour d’eux, utilisent des technologies dont ils oublient l’existence (alors que ça sauverait des vies (mais bon ils sont tous là pour mourir donc à quoi bon sauver des vies (ça rallongerait le film ! non pas ça !))) deux minutes après. Bref, il y a de quoi s’amuser !

Côté acteur, Noomi Rapace est bien mignonne, mais ne joue pas superbement. Elle semble oublier par moment qu’elle a une fermeture éclair en guise de nombril qui devrait lui faire mal… Fassbender lui est bien joli et crédible dans son rôle d’impassible androïde (je ne vous gâche rien ou alors c’est que vous ne comprenez rien au film et que vous le trouverez bien (dans ce cas, vous méritez que je vous gâche le film vil mécréant)). Les autres jouent très bien leur rôle de chair à canon, sauf que la chair à canon, quand ça parle, ça ne ressemble plus à rien… Le film ne crée aucun attachement avec les protagonistes, au point que lorsque que certains se sacrifient, on s’entend crier mentalement : « ouais vas-y fais-toi buter, tu ne sers à rien toi aussi ». Je dirais qu’on prend finalement un malin plaisir à voir les 50% de l’équipage disparaitre en fumée (on ne sait pas ce qu’il advient des 50% restant en fait).

Par contre, je regrette de dire ça, mais j’ai trouvé une qualité au film (en plus de Charlize et Noomi  qui passent et repassent devant la caméra) : ses effets spéciaux. Je dois dire que le tout est bien joli, très convaincant et assez proche de l’esprit d’Alien.

Je terminerai en vous recommandant chaudement d’éviter tout contact avec ce film, qui est en fait un très mauvais navet, qui croit explorer des questions philosophiques fondamentales (comment croire en Dieu alors qu’on a peut-être été créée par nos créateurs… blablabla que des questions minables comme ça qui viennent comme un pavé dans la soupe) mais qui sonde de long en large les absurdité d’un film de science-fiction très mal ficelé. Prometheus a su suscité beaucoup d’attente et heureusement pour le studio, car ce n’est pas avec la critique qu’il aurait pu faire beaucoup d’entrées… Vivement le 2, qu’on puisse encore se marrer à trouver toutes les conneries du film, qui animent de manière fort rigolote les débats d’après film.

Prometheus est un film plat, malgré la projection en 3D, creux, qui n’apporte qu’ennui et frustration, à moins d’être entouré de gens prêts à débattre des différentes absurdités (mais il faut prévoir pas mal d’heure après la séance du coup !) du film.

Ma note : 3/10 (1/10 ma note la plus basse, je ne mets pas de 0 + 1/10 pour Charlize et Noomi, + 1/10 pour les effets spéciaux)

Toilez-vous bien !

PastequeMan


Sherlock Holmes : Jeu d’Ombres

Sherlock Holmes : Jeu d'Ombres

Sherlock Holmes : Jeu d'Ombres

Un travail de lumière

Après un premier film assez inégal (très bon rythme au début, puis profonde lassitude), le trio Ritchie-Law-Downey remet le couvert pour un second volet du célèbre détective Sherlock Holmes, affublé de son fidèle disciple, le docteur Watson.

Sherlock et son acolyte affrontent leur non moins célèbre ennemi, le professeur Moriarty, véritable Napoléon du crime. La trame se lève sur un fond de Guerre Mondiale, les tensions en Europe étant à leur comble. Le duo de compères devra comprendre ce qui se trame et stopper le professeur dans ces sombres desseins.

Le premier film a placé les personnages, dans leur époque mais aussi dans leur caractère; Watson, posé et bientôt marié, Holmes, hyper-actif et incontrôlable. On retrouve ici ces traits psychologiques, mais ils sont plus stables et compréhensibles que dans le premier acte. Si Sherlock nous semble toujours aussi fou, son personnage reste assez constant durant le film.

De même que les personnages sont traités avec plus de rigueur, le scénario se dévoile au fur et à mesure, selon une logique de déduction propre à une aventure de Sherlock Holmes. Sans être extrêmement novateur, le film réussi à maintenir l’attention du spectateur. Si j’ai eu peur de m’ennuyer à partir de la seconde moitié du film (certainement car ce fut le cas pour le premier film), ce doute s’est vite dissipé, dès ces quelques longueurs éclipsées par les rebondissements scénaristiques bien maîtrisés.

Guy Ritchie contrôle beaucoup mieux sa réalisation dans cet épisode que dans le précédent. Très esthétique mais mal rythmée, elle lassait dans le premier volet de la saga (le scénario du 3 étant déjà sur les rails, je crois que nous pouvons parler de saga). Ici, tout en abusant du slowmo (ralenti pour les anglophobes), Ritchie ne tombe pas dans ses travers et reste égal tout le long du film. Nous avons donc droit à de fabuleuses scènes d’actions, toujours tournées de façon épiques. Chaque conclusion d’une passe d’action est dantesque. Et ça tombe bien car c’est ça que je recherchais.

Si au final, le trio ne nous propose pas ici un film grandiose, il nous livre un très bon film de divertissement, certes assez loin de l’image propre et stricte que peut habituellement renvoyer Sherlock Holmes. Ce Sherlock, sale et mentalement malade, ravira les fans d’action et de récits mêlant intrigue, aventure et gros flingues (quoiqu’en 1891, on ne soit pas très bien servi de ce point de vue là…).

Toilez-vous bien

PastequeMan


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