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Les aventures de Tintin : le secret de la licorne

Les aventures de Tintin : le secret de la licorne
Les aventures de Tintin : le secret de la licorne

Critique de PsychoP@T

Cela faisait fort longtemps que je ne vous avais pas fait profiter de ma prose sur ce blog. Pour mon grand retour, il fallait un film à ma hauteur : le petit dernier de Spielberg! Il faudrait vraiment vivre au fond d’une grotte au pôle nord pour ne pas en avoir entendu parlé. Je vais donc être très bref avec le pitch : il s’agit de la libre adaptation de la onzième aventure de Tintin « le secret de la licorne ». Pour ceux qui ne savent pas de quoi cela parle, je vous invite à sortir de votre grotte pour aller acheter/emprunter/voler l’album en question.

Ayant grandi avec Tintin sous forme de BD et de dessins animés, je préfère vous dire que je suis entré dans la salle avec un oeil très critique. Afin de situer le contexte, je suis allé voir ce film en VO, en 3D et en très charmante compagnie (j’étais avec PastequeMan).

Ayant un peu de mal à commenter le jeu des acteurs ou encore  la profondeur du scénario, je vais aborder cette critique sous l’angle de la technique avec l’oeil du réalisateur. Ce film a été entiérement réalisé en motion capture afin de permettre un rendu des mouvements aussi réel que possible tout en évitant de donner à Tintin et cie les traits d’un véritable acteur. Je ne peux dire qu’une chose : c’est particulièrement réussi! D’habitude, dans les films d’animation, la dynamique des objets et personnage est souvent approximative. Même si les lois de la physique sont simples, les algorithmes des moteurs physiques font nécessairement des approximations qui sont au final visibles pour les spectateurs. Grâce à la motion capture, la puissance de calcul nécessaire est remplacée par une capture du réel et fichtre que c’est réussi! Une des scènes les plus bluffantes est par exemple le moment ou la Castafiore chante. Vous m’en donnerez des nouvelles!

Grâce en partie à cette technologie, j’ai pu faire un saut dans le passé pendant 2h et retrouver les sensations que j’avais il y a quelques années en prenant mon gouter devant un épisode de Tintin. Pour continuer avec ma casquette de réalisateur et puisque j’ose espérer que Steven lira ce billet, je me permettrais de remettre en cause le montage. A mon sens, il y a une scène trop longue et une autre qui a du être coupée mais qui n’aurait pas du l’être. La scène trop longue est celle du combat de grues:  elle aurait pu être tout aussi épique avec quelques minutes de moins. Ces minutes gagnés auraient pu être exploitées pour nous expliquer doù vient ce f****** char qui débarque sur le port. Ceci étant dit, je peux retirer ma casquette de réalisateur.

Pour conclure (en une phrase), le scénario est forcément génial, c’est très beau, c’est très drôle (PastequeMan m’a laissé sous entendre que la moitié de la salle a du comprendre que je trouvais cela drôle) et l’esprit de Tintin est bien là. What else? Un deuxième épisode biensur!

PsychoP@T

Critique de PastequeMan

Loin d’être tintinophile dans l’âme, pour moi Tintin et Milou c’est une série animé qui a bercé mon enfance. Journaliste courageux et téméraire, qui ne survivrait pas à une seule de ces aventures sans son compagnon canin, Tintin est un symbole de la bande dessinée belge, un colosse que Messieurs Spielberg et Jackson ont décidé de mettre au pas de la mode américaine.

L’histoire se base sur la BD « Le secret de la Licorne », Tintin partant à la poursuite d’un fabuleux trésor englouti par les flots et les bouches des canons d’un fameux pirate: Rackham le rouge. Connaissant de loin la trame de cette BD, je ne peux absolument pas jugé du respect ou des incohérences faces à l’œuvre originelle. C’est donc fort de toute ma candeur que j’ai pu apprécier ce film, où se mêle la rencontre avec le Capitaine Haddock et des représentations de crabes aux pinces d’or.

L’axe de l’histoire m’a semblé assez fidèle à l’esprit de Tintin: sans Milou, le film durerait 20 minutes, Haddock est toujours aussi maladroit et les péripéties s’enchaînent rapidement. La narration est très soutenue, on avance vite dans l’histoire, mais le film est ponctué régulièrement de scène d’action parfois un peu longue (un combat de grue qui traîne, une poursuite pas très bien compréhensible). Le tout nous est servi dans un 3D somptueuse, qui ne cherche pas à en mettre plein la vue, mais joue dans l’immersion du spectateur.

Film d’animation donc pas de paragraphe sur les acteurs me direz-vous. Détrompez-vous! La technique de  performance capture charge nos héros de pixels en émotions. Et ça bien là justement une des première surprise du film. En effet, après un astucieux générique, on colle de près Tintin, qui ne laisse transparaître que très peu d’émotion sur son visage. Dès l’apparition d’Haddock, on comprend qu’il s’agit là d’un élément du mystère entourant ce jeune reporter, plutôt que d’un souci lié à la technique.

La musique, toujours si bien mise en valeur par le talentueux Sir John Williams, porte le seul regret: l’absence du thème du dessin animé, si cher à mon cœur d’enfant.

Vous l’aurez compris, nous tenons ici une revisite des aventures de Tintin. Elles sont remises au goût du jour, sans en dénaturer l’essence. La technique est parfaite, seule la surenchère d’action vient par moment gâcher un peu la fête. Tintin reste donc une valeur sûre, marquant là le début d’une trilogie que je suivrai avec plaisir.

Toilez-vous bien!

PastequeMan


[News] Robopocalypse de Spielberg

Alors que le fruit de sa collaboration avec Peter Jackson n’est toujours pas sorti (Tintin: le Secret de la Licorne, sortie le 26 Octobre 2011), qu’il travaille encore sur « Cheval de guerre » (dont la sortie est prévue pour le 22 Février 2012), Spielberg annonce la date de sortie de « Robopocalypse », le 3 Juillet 2013, veille de la fête d’Indépendance des Etats Unis. Basé sur un roman de  Daniel H. Wilson, ce film devrait nous emmener dans un monde dominé par les robots.

Steven Spielberg

Steven Spielberg (via Gala.fr)

En bonus, la bande -annonce de « Cheval de Guerre ».

http://www.dailymotion.com/video/xjq721

Super 8

Super 8

Super 8

L’avis de PsychoP@T

Voici un article en avant, avant première! En effet, Super 8 ne sortira pas en Europe avant le 3 août. Rassurez-vous, je n’ai pas organisé d’opération commando dans les studio de Paramount pour voir le film avant tout le monde. J’ai simplement profité de mes courtes vacances au pays du Caribou pour aller visiter les cinémas d’outre-atlantique.

Plusieurs choses m’ont attiré dans ce film (ou tout du moins dans l’affiche car c’est par elle que je l’ai découvert) :

– produit par l’immense Spielberg : je ne vous ferai pas l’affront de citer quelques films qu’il a pu produire et/ou réaliser,

– réalisé par J.J Abrams : je savais que je connaissais ce nom mais je ne me souvenais plus pourquoi et je viens de me rendre compte que ce n’était pas un bon argument car je n’ai pas du tout accroché à ses 2 derniers grands succès (Cloverfield et Star Trek),

– le titre m’a fait pensé à 8mm avec Nicolas Cage : là aussi, il s’agit d’un très mauvais argument car bien que j’ai adoré 8mm, Super 8 n’a absolument aucun rapport.

Au final, je suis allé voir ce film à partir d’une intuition bancale basée sur une affiche assez énigmatique et jolie (voir ci-joint l’affiche utilisée au Canada). 😀

Comme je l’écrivais ci-dessus, Super 8 n’a vraiment rien à voir avec 8mm. Il s’agit d’un film de science-fiction  où les « héros » sont un groupe d’enfants préparant un film pour un concours de court-métrages. Au cours d’une de leurs séances de tournage, ils sont témoins d’un accident de train qu’ils filment malgré eux. A la suite de cet incident, de nombreux évènements étranges se déroulent dans leur ville. Je ne pourrai pas aller plus loin sans déflorer le reste du scénario qui, vous le noterez, n’a rien de très original. D’ailleurs dans ce film, rien n’est très original…

Une fois n’est pas coutume, J.J Abrams a réussi à tourner ce manque d’originalité en un avantage. Je dirais même plus : une marque de fabrique. Le mot d’ordre est ici : OLD SCHOOL. Super 8 a tout de la vieille école. Tous les codes utilisés dans le cinéma « pour enfants » des années 80 ont été réutilisés. En regardant Super 8, on a l’impression de regarder un film qui a 30 ans a ceci près que J.J Abrams s’est senti obligé d’insister sur certains détails afin que les spectateurs comprennent bien qu’ils sont dans les 80’s (voici 2 mots clés à identifier dans le film : 3 miles island et walkman…). Je ne saurai pas dire s’il s’agit d’une intention heureuse ou pas. Dans mon cas, ce n’était absolument pas nécessaire. Pendant ce film, j’ai retrouvé les sensations de mon enfance et j’ai eu l’impression d’être devant un E.T ou encore Stand By Me!

Malheureusement, les dernières minutes du film m’ont vraiment déçues. Je préfére le non-dit et la suggestion mais il a fallu qu’ils nous montrent la cause de tous ces mystérieux événements à grands coups d’effets spéciaux. A ce moment, ce fut pour moi le grand retour à la réalité : nous sommes en 2011, le cinéma est en 3D et il faut en mettre plein la vue aux spectateurs pour qu’ils en aient pour leur argent comme on dit… [MODE BLASE] ON

Bon je ne vais quand même pas en resté là car j’ai tout de même passé un vrai bon moment en regardant Super 8. Je terminerai donc cette critique en saluant la très bonne performance des enfants incarnant les personnages principaux de ce film. Si comme moi, vous êtes un peu nostalgique du cinéma américain des années 80 : sortez vos patins à roulettes du placard et roulez jusqu’au cinéma le plus proche le 3 août!

PsychoP@T

L’avis de PastequeMan

Super 8 est un véritable retour en enfance. Plaçant un groupe d’enfants au coeur du film, le réalisateur cherche à nous faire renouer avec l’innocence de ces jours heureux. L’action prend place dans les années 80. Des enfants, réalisateurs et acteurs amateurs (tiens, on croirait voir l’enfance de Speilberg…) ont la chance de participer à un déraillement de train, mais la malchance d’y être également impliqués. S’en suit une série d’évènements assez mystérieux, laissant imaginer que le pire soit sorti de ce train, manifestement lié à l’armée.

D’une mise en scène assez légère et propre (ne confondons pas, J.J. Abrams n’est que le producteur du tremblant Cloverfield), mais surtout d’une direction d’acteurs irréprochables, Super 8 convainc dans l’ensemble. Plus que ça, il ramène en arrière. Prenant le point de vue de l’enfance face à des évènements traumatisants, le réalisateur en force les traits: l’innocence, l’absence de haine et de rancoeur, mais aussi le courage voire l’irresponsabilité. Mais plus loin que cette association émotionnelle, le retour en enfance se fait par le film lui même. Rappelant E.T. ou les Goonies par sa forme de narration, Super 8 fera office de vecteur temporelle pour les trentenaires (ou les quelques plus jeunes qui auront eu comme moi la chance d’avoir des grands frères ou grandes soeurs de ces ages là). L’enfant-héros, indépendant de l’adulte-guide, et prônant une morale simple (simpliste?) mais juste prend alors tout son sens.

Le seul bémol serait à mon sens la débauche d’effet spéciaux en tout genre. Rester dans la sobriété et l’élégance du mystère aurait rendu le film encore plus magique. Bien rythmé, cohérent avec le style qu’il plagie, et mettant remarquablement en avant Elle Fanning (qui rappelle par là même qu’elle n’a rien à envier à sa soeur Dakota), Super 8 propose de redécouvrir un genre aujourd’hui disparu.

Véritable madeleine de Proust, Super 8 est un retour dans les années 80 par son contexte, mais aussi par sa forme. Ce double voyage temporel est diablement bien raconté, mais cède malheureusement un tout petit peu trop aux sirènes des temps modernes.

Toilez-vous bien!

PastequeMan

 


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